ébouriffer
verbe

ébouriffer \e.bu.ʁi.fe\ transitif conjugaison

  1. Mettre la coiffure en désordre.
    • Le vieux garde s'arrêta, ramena ses cheveux blancs que la bise avait ébouriffés, et se mit à sourire. (Chevalier Léopold de Sacher-Masoch, Le Legs de Caïn, dans les Contes Galiciens, traduction anonyme de 1874)
    • Des gamines de la deuxième classe, complaisantes, nous tendent leur tablier noir derrière les vitres d’une fenêtre ouverte ; devant ce sombre miroir, nous remettons nos chapeaux, j’ébouriffe mes boucles. (Willy [Henry Gauthier-Villars] et Sidonie-Gabrielle Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 210)
    • Elle prend un chapeau, en ébouriffe un peu le ruban, puis tient la garniture de roses de ce chapeau près de sa figure, devant la glace, […]. (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • En fait de gloutof [sic pour kouglof], il y a, ébouriffant une débauche de papier de soie bleu nuit, un magnifique cake alsacien revisité par l’inspiration, des tartelettes au whisky si fines qu’on craint de les briser et des tuiles aux amandes bien caramélisées sur les bords. J’en bave instantanément. (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 340)
  2. (Figuré) (familier) Surprendre, troubler par quelque chose d’inattendu.
    • Son langage, son attitude m’ébouriffe.
    • Elles mangeraient du snobisme dans la paume d’un lépreux et sacrifieraient leur salut pour ébouriffer la galerie. (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 103)

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