église
étymologie
De l’ancien français eglise, esglise, du latin ecclesia, issu du grec ancien ἐκκλησία.

nom

SingulierPluriel
égliseéglises

église \e.ɡliz\ féminin

  1. (christianisme) Lieu de culte dans la religion chrétienne.
    • Cette église se compose d’une nef dont la construction remonte à la fin du XIe siècle ou au commencement du XIIe, et d’un transept avec abside et chapelles, datant du commencement du XIVe siècle. (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Aussi à Lima, tous les étrangers vont-ils à l’église, non pour entendre chanter aux moines l’office divin, mais pour admirer, sous leur costume national, ces femmes d’une nature à part. (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
    • Des associations d’idées s’étaient, là-dessus, faites en lui naturellement, et bien malin eût été celui qui l’aurait pu convaincre que l’église est le vestibule d’un lieu de délices appelé « Paradis ». (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Là les Américains vivent strictement entre eux avec […] leurs nombreuses églises qui n'ont pas l'apparence d'églises, et leurs non moins nombreuses loges maçonniques. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Les synagogues furent données au clergé pour qu'il les transformât en églises. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • L'église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu'aux enterrements, aux bouts de l'an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l'appellent que pour les derniers sacrements, et qu'il oindra, à l'agonie, dans l'inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Par analogie) (Plus rare) Religion.
    • Le Jebtsundamba Khutuktu est le chef spirituel de l’église bouddhiste en Mongolie. Il serait la réincarnation du lama Zanabazar, lama fondateur de la ville d’Oulan-Bator. (Antoine Maire, La Mongolie en quête d'indépendance: une utilisation stratégique du développement minier, L'Harmattan, 2012, note 43 en bas de page 41)
  3. (Héraldique) Meuble représentant l’édifice du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée avec un clocher et sous une forme liée au lieu où l’on la trouve. À rapprocher de chapelle et temple.
    • Taillé : au 1) d’or à la tour de sable, ouverte et maçonnée du champ, au 2) de sable à l’église d’or, ouverte et ajourée du champ, qui est de la commune de Nouvelle-église du Pas-de-Calais voir illustration « armoiries avec une église »

traductions
Église
étymologie
Du latin ecclesia, issu du grec ancien ἐκκλησία.

nom

SingulierPluriel
égliseéglises

Église \e.ɡliz\ féminin

  1. (religion) Communauté chrétienne, ensemble de tous les croyants dans la foi chrétienne et, dans un sens plus restreint, assemblée ou communion de personnes unies par une même foi chrétienne.
    • Avant la révocation de l'Édit de Nantes, une idée domine chez tous les prédicateurs réformés : la défense de leur Église et de ses doctrines. Les réformés étaient menacés de plusieurs manières, et la lutte était pour eux une nécessité; […]. (Alexandre Rodolphe Vinet, Histoire de la prédication parmi les réformés de France au dix-septième siècle, Paris : chez les éditeurs, 1860, page 621)
    • […] : les catholiques ne se sont jamais découragés au milieu des épreuves les plus dures, parce qu'ils se représentaient l'histoire de l’Église comme étant une suite de batailles engagées entre Satan et la hiérarchie soutenue par le Christ ; […]. (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
    • Tout d'abord, le mariage est un sacrement, qui entraîne l’indissolubilité, car il représente l'union du Christ avec l’Église, c'est à dire avec les hommes. (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.127)
  2. (religion) (Par extension) Les institutions qui encadrent ces communautés chrétiennes.
    • Il fut jadis possible aux Églises de conserver une attitude de respectueux regret vis-à-vis des fautes des grands, et de coopérer même à ces fautes, dans une intimité sympathique, tout en gardant une rigueur intransigeante pour le vice vulgaire. (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
    • Chez les peuples protestants, il y a d'autant plus d'ardeur morale que l’Église établie est plus fortement battue en brèche par des sectes dissidentes. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.301)
  3. (En particulier) Église catholique romaine.
    • Que l'État, l'Église et la Bourgeoisie se coalisent pour une œuvre d’imposture et d’ignominie, — le peuple vengeur les confondra dans une même ruine. (A. Bastélica,  La grève du Creuzot , publié dans « Le Mirabeau » de Verviers du 24 avril 1870)
    • Mais, depuis la bataille de Tolbiac et la conversion de Clovis, L'Église eut ses coudées franches et put rapidement asseoir son influence à travers le territoire. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • […], la Bretagne du Léon et celle de la Cornouaille n'ont pas exactement la même manière de se comporter vis-à-vis de l’Église. Les littérateurs bretons eux-mêmes opposent l'une à l'autre, couramment, la Bretagne cléricale du Léon et la Bretagne républicaine de Cornouaille. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • En dépit du morcellement législatif des coutumes, nous avons une unité remarquable de législation en cette matière, car c'est l’Église qui seule légifère et juge. (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.126)
    • La laïcité est engagée dans une lutte âpre et décisive contre le cléricalisme. L'État se bat contre l'Église. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Le rationalisme cartésien et l’ère nouvelle de la science du XVIIe siècle ont marqué la fin du Moyen Âge et du monopole de l’Église sur les entreprises humaines. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.121)

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