arabe
étymologie
(Nom) Ethnonyme : voyez Arabe.
(Adjectif) Adjectivation du substantif en remplacement de arabique aujourd’hui largement désuet.

nom

SingulierPluriel
arabearabes

arabe \a.ʁab\ masculin

  1. (linguistique) Langue sémitique parlée autrefois par les bédouins d’Arabie et, en particulier, par le prophète Mahomet. Synonymes : arabe littéraire, arabe classique.
    • […], enfin Moussa, jeune Nigérien, bavard et sympathique. Il fera ma cuisine et me servira d’interprète dans ce pays où l'on parle le haoussa principalement et d'autres dialectes, mais non l’arabe, à part quelques chefs et quelques marabouts. (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 23)
    • Les Abbassides encouragèrent plus encore une civilisation cosmopolite, dont Bagdad fut le centre et l’arabe la linga franca. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
  2. Dialecte local de cette langue parlé au Proche-Orient et dans le nord de l’Afrique.
    • L’arabe égyptien.
  3. Langue ou chose incompréhensible. Synonymes : hébreu, chinois.
    • Pour moi, tout ça, c’est de l’arabe.

traductions
traductions
  • anglais : Greek (it’s Greek to me)

adjectif

SingulierPluriel
arabearabes

arabe \a.ʁab\ masculin et féminin identiques

  1. (Géographie) Relatif à l’Arabie.
    • La ville arabe de Djeddah.
  2. Originaire d’Arabie.
    • Quelle différence, en effet, entre le cheval arabe léger, vif, sanguin, et les gros chevaux du Danemarck, du Hanovre, de la Hollande et de la Normandie aux formes lourdes et empâtées et au tempérament essentiellement lymphatique. (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • On ne présente plus le pur-sang arabe. Sa beauté, son charisme et toutes les légendes qui s’y rattachent en font un cheval à part. (Laetitia Bataille, Races équines de France, France Agricole Éditions, 2008, p. 35)
  3. Relatif aux pays du Moyen-Orient ou de l’Afrique du Nord où la langue arabe est parlée comme langue maternelle, ou à leurs habitants.
    • […], Fès, la capitale, la cité sainte de Moulay Idris, avec ses rues pleines d'ombre et de mystère, ses souqs grouillants de monde, tout le charme et le pittoresque de la vie arabe conservée dans toute son intégrité, […]. (Maurice de Périgny, Au Maroc : Fès, la capitale du Nord, Paris : chez Pierre Roger & Cie, 1917, p. 23)
    • Un jour dans Fez, le Capitaine de Latte s’arrête à l’éventaire d’un marchand de sucreries arabes. (Michel Droit, De Lattre, maréchal de France, Pierre Horay, éditions de Flore, 1952, p. 21)
    • Cette Afrique où il était venu volontairement lui apparaissait encore comme un monde presque chimérique, inconnu profondément, et le peuple arabe, par toutes les manifestations extérieures de son caractère, le plongeait en un constant étonnement. (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • Quant aux mots arabes entrés dans le français de France, ils ont transité par un parler désormais éteint du fait du départ des Français, le pataouète, parler des quartiers populaires d'Alger. (Françoise Gadet & ‎Ralph Ludwig, Le français au contact d'autres langues, Éditions Ophrys, 2014, page 87)
  4. Relatif à l’écriture utilisée pour transcrire la langue arabe et d’autres langues comme le persan ou l’ourdou, ainsi qu’à son alphabet.
    • Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d'épreuves de ces caractères, qu'il avait gravés. (« JANNON (Jean) », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, p. 56)
    • L’écriture arabe. — L’alphabet arabe.
  5. Relatif à la civilisation qui a connu son apogée au Moyen Âge dans les domaines artistiques et scientifiques.
    • L’Occident doit beaucoup à la science arabe.
    • Les chiffres arabes.
    • La calligraphie arabe.
  6. (Par extension) (Souvent péjorativement) Musulman.
  7. (Politesse) (Désuet) Qui s’occupe de la colonie française algérienne.
    • Le Bureau arabe était une institution créée en Algérie, à l’époque coloniale, et composée d’officiers qui s’occupaient de l’administration et de la politique menée dans ce pays.
synonymes
traductions
traductions
Arabe
étymologie
De l’arabe عربي, soit via le latin Arabis, Arabus, soit, plus probablement directement, pendant le Moyen Âge et les croisades. Note: la première mention, vers 1100, dans La Chanson de Roland, tend à prouver un contact direct et d’ordre militaire : Mult ben i fierent Franceis e Arrabit, et témoigne d’un croisement entre la forme arabī et ar-rābita (« poste militaire » puis « cloître, couvent » parce qu’on y célébrait des cérémonies religieuses).

nom

SingulierPluriel
arabearabes

Arabe \a.ʁab\ masculin et féminin identiques

  1. (propre) Membre d’un peuple originaire d’Arabie.
    • On attribue aux Arabes la découverte de l’art d’extraire l’alcool du vin et des autres boissons fermentées. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 141)
    • Sous les Omeyyades, les Arabes ont créé, en moins d’un siècle, entre 660 et 750, les conditions dans lesquelles une civilisation islamique nouvelle a pu se développer dans les grands centres urbains du Proche-Orient ancien. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
  2. (Par extension) Personne arabophone, de culture arabe, membre d’une des nombreuses ethnies arabisées par les Arabes.
    • À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’éd. de 1921)
    • Cependant M. Redman, agent consulaire d’Angleterre à Mazagan et le nôtre, parti le matin même pour Rabat, avait appris qu’un navire français s’était jeté à la côte. […] M. Redman usa de son influence pour engager les Arabes à se rendre à bord et à amener les malheureux qui s’y trouvaient. Les Arabes ont montré, dans cette déplorable circonstance, autant de courage que d’humanité. (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, p. 183)
  3. Race de chevaux.
  4. (populaire) Épicier d’origine orientale dont la boutique est ouverte la majeure partie de la journée.
    • L’Arabe du coin.
    • Arabe, Momo, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu’à minuit et même le dimanche » dans l’épicerie. (Éric-Emmanuel Schmitt, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Albin Michel, Paris, 2001, p. 16)

traductions
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