orient
étymologie
Du latin oriens (« levant, orient »), participe présent de orior (« naitre, surgir, se lever, paraître »).

nom

SingulierPluriel
orientorients

orient \ɔ.ʁjɑ̃\ masculin

  1. (Géographie) est#fr-nom|Est : point cardinal d’où le soleil se lève aux équinoxes.
    • Jusqu’à ce que les ombres descendent de l’occident à l’orient, nous attendrons pour voir s’il se présentera un champion pour cette femme malheureuse. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • « Singulière affaire, assurément », se disait-elle. Elle en fut si bouleversée qu'elle ne devait même pas s’apercevoir que le coq avait déjà annoncé l'aube et que l’Orient peu à peu s'éclairait. (Belle de Candeur : Roman érotique de la dynastie Ming, traduit du chinois par Christine Barbier-Kontler, Arles : Éditions Philippe Picquier, 1990, 1994, page 27)
  2. (Par extension) Europe de l’Est ou Asie, par rapport à l’Europe de l’Ouest.
    • Les peuples de l’orient.
    • Voyage en orient.
  3. (arts) L’eau, la couleur d’une perle.
    • …le front, […], reste discret, calme jusqu’à la placidité, quoique lumineux de pensée ; mais quand et où pouvait-on en voir de plus uni, d’une netteté si transparente ? il semble, comme une perle, avoir un orient. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • La coiffure était une sorte de hennin à deux cornes, que des perles d’un bel orient rendaient clair et lumineux comme le croissant de la lune. (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 96.)
  4. (Franc-maçonnerie) Partie du temple située à l’est. (Par métonymie) les personnes situées à l’orient.
  5. (Franc-maçonnerie) Nom symbolique donné à la localisation géographique d’une loge maçonnique.
    • La loge Liberté et Humanité à l’orient de Paris.
synonymes antonymes
traductions
Orient
étymologie
Mise en majuscule de orient.

nom propre

Orient \ɔ.ʁjɑ̃\ masculin singulier

  1. (Géographie) Variante orthographique de orient.
    • Parfois apparait une belle colonnade de cyprès, sombre évocatrice de l’Orient. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Or quel est le caractère très spécial de la mystique de l’Orient ? c’est le calme dans la foi, l’amour brûlant sur lui-même, la dilection sans éclat, ardente mais enfermée, mais interne. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Il commença par résumer l’Évangile en douze scènes, conformément à une pratique orientale alors assez récente. C'est ce qu'on appelait à Constantinople : « les douze grandes fêtes » ; car, en Orient, l'art religieux était devenu peu à peu une des formes de la liturgie. (Émile Mâle, Rome et ses vieilles églises, Éditions Flammarion, 1965, chap. 8, §. 2)
    • Du plus profond de l’Occident d’Europe,
      De pauvres gens un jeune enfant naistra,
      Qui par sa langue seduira grande troupe,
      Sont bruit au regne d’Orient plus croistra.
      (Nostradamus, Les Prophéties de M. Nostradamus, III-35)
    • [les inflorescences] parfument tout un quartier de leur senteur lourde, évoquant l’Orient. (Philippe Bonduel, Fragrantissima : Le guide des plantes parfumées, édition Ulmer, 2012, p. 46)

traductions


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