allure
étymologie
Faisait, en ancien français, aleure, mot  composé de aller et de -ure.

nom

SingulierPluriel
allureallures

allure \a.lyʁ\ féminin

  1. Façon d’aller, de marcher.
    • Si, au contraire, la claudication est dans le train postérieur, on débute par l’allure la plus lente, et, au retour, l’on vous gratifie d’un peu de trot. (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
  2. Apparence
    • Il était courtaud, boulot, bedonnant, très laid: l’allure épaisse d'un chantre d'église. (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
    • Je laisse à la garde d'un lieutenant d'artillerie quatre droguistes à bicyclette, d'allure allemande, qui prétendent aller à Mulhouse, leurs communes manquant d'aspirine. (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
    • …et, fort beau gars encore, malgré sa corpulence, présentait dans l'ensemble l'allure d'un écuyer de cirque. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Mon hôtel, en façade sur l'une des principales voies, a vraiment noble allure : des portiers corrects gardent son huis. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • L’unité physionomique d'un paysage provient de ce que certaines plantes se répétant très fréquemment lui impriment une allure particulière. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.101)
    • Il a de l'allure avec son collier brun, fin, bien taillé, et ses cheveux courts et brillants. (Isabelle de Saint Loup, Contes de l'amour ordinaire -2009)
  3. Vitesse de déplacement.
    • […] mais il est à remarquer qu’invariablement, tous les chevaux destinés aux allures rapides sont ferrés à pince tronquée, en prévision du cas où, à cause de leur faiblesse ou vices de construction, ils battraient le Briquet. (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • Nous traçons à folle allure. Pour peu que le moteur soit fatigué et bouffe de l'huile, l’échappement doit tracer un sillage bleuté dans les streets. (Frédéric Dard, San-Antonio : J'ai bien l'honneur... de vous buter, Éditions Fleuve Noir, 1955, chap. 11)
    • Se souvenant de la fatigue qui l'avait assommée, pour ne point y succomber, elle s’injectait de la volonté. Toutefois, pour s’économiser, elle ralentit l’allure. (Christian Paviot, Les fugitifs, 2006, page 69)
  4. (Par extension) Vitesse d'exécution.
    • Le bois ! Un simple chantier pour eux, où gagner mieux qu'en usine […]. Ceints de soleil, d'air vif, on tâche à sa guise, à son allure, sans surveillants. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  5. (marine) Angle d'un bateau par rapport au vent.
    • L’allure portante correspond à un vent en arrière du travers du bateau.
  6. (Figuré) Manière dont quelqu’un se conduit, ou tournure que prend une affaire.
    • Il faudra bien qu’il change d’allure.
    • Cette affaire prend une allure inquiétante.
  7. (Équitation) Manière d'avancer du cheval, entre le pas, le trot et le galop.
    • Au Maroc, le cheval sert surtout de monture, quelquefois de bête de somme. Ses allures sont le pas et le galop; mais on arrive assez facilement à lui enseigner le trot. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 231)
  8. (Québec) Bon sens, vraisemblance.
    • Ce que tu dis n'a pas d'allure.
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  • espagnol : ángulos del viento masculin pluriel
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