alourdir
étymologie
 Composé de a-, lourd et -ir ; verbe rare jusqu’au XVIIe siècle, jusqu’alors grever est majoritairement usité.

verbe

alourdir \a.luʁ.diʁ\ transitif conjugaison (pronominal : s’alourdir)

  1. Rendre lourd.
    • L’eau frangeait les ramures, alourdissait les fils d’araignée, imbibait les écorces gluantes, et des feuilles tombaient, çà et là, en tournant, dans le tranquille égouttement, dans le grand calme profond. (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.2, 1910)
  2. (pronominal) Devenir lourd.
    • En outre, j'étais fatigué, j'avais mal dormi, je sentis mes paupières s'alourdir et ma tête s'incliner. (Maurice Leblanc, « Le Mystérieux voyageur », in Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, 1906, éd. Le livre de poche, 1963, p. 90)
  3. (Figuré) Rendre moins vif, moins réactif.
    • La jeunesse connaît ces privilèges : Qui saurait la confondre ? L'expérience, cette béquille pour éclopés de la vie, ne vient point alourdir le survol de ses certitudes. (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette ↗, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 26)
  4. (Figuré) Gêner, entraver.
    • A la manière dont elle levait ses pieds mignons, il était facile de voir que nulle souffrance n'alourdissait comme autrefois ses moindres mouvements. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
antonymes
traductions


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