antonomase
étymologie
(XIIe siècle) Autrefois antonomasie, du latin antonomasia, lui-même emprunté au grec ancien ἀντονομασία. La forme antonomase n’apparaît qu’au XVIIe siècle.

nom

SingulierPluriel
antonomaseantonomases

antonomase \ɑ̃.tɔ.nɔ.maz\ féminin

  1. (figures) Figure de style par laquelle un nom commun ou une périphrase désigne un nom propre.
    • Il se souvint tout à coup d’une vieille chronique où il avait, pour flétrir, stigmatiser, juvénaliser les comportements bourgeois, […] projeté le feu rouge des catachrèses les plus imprévues, des synecdoches les plus arbitraires, des antonomases les plus follement tirées par les cheveux, […]. (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette ↗, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 81-82)
    • « L’Orateur romain » est une antonomase pour désigner Cicéron.
    • « Le père des dieux » est une antonomase pour désigner Jupiter.
  2. (figures) Inversement, figure de style par laquelle un nom propre est utilisé comme un nom commun.
    • « C’est un Néron » est une antonomase pour dire que c’est un prince cruel, un tyran imbu de sa personne.
  3. (linguistique) Par lexicalisation de cette figure de style, transformation d’un nom propre en nom commun.
    • Certaines antonomases courantes finissent par se lexicaliser et figurent dans les dictionnaires usuels comme « une poubelle », « une silhouette », « un don Juan », « un harpagon », « un bordeaux », « le roquefort », « le macadam » etc.

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