apocalypse
étymologie
Emprunté au latin apocalypsis, lui même emprunté au grec ancien ἀποκάλυψις. Provenant du verbe grec καλύπτω, précédé du préfixe de privation ἀπό. Littéralement donc « [chose] dé-cachée », et donc par extension, « [chose] dévoilée aux hommes », « retrait du voile qui cachait la chose », « le voile est levé ».

nom

SingulierPluriel
apocalypseapocalypses

apocalypse \a.pɔ.ka.lips\ féminin

  1. Genre littéraire très prisé par les Juifs (du Ier siècle av. J.-C. au Ier siècle de notre ère), et les Judéo-chrétiens au Ier siècle de notre ère.
    • Cette idéologie ne se serait certainement pas formée d’une manière aussi para­doxale, si on n’avait cru fermement aux catastrophes décrites par les nombreuses apocalypses qui furent composées à la fin du Ier siècle et au commencement du IIe ; on était persuadé que le monde allait être livré complètement au règne du mal et que le Christ viendrait ensuite donner la victoire définitive à ses élus. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VI, La moralité de la violence, 1908, page 261)
  2. (analogie) (Désuet) Chose mystérieuse, cachée. Un style d’Apocalypse est un style obscur.
    • À merveille! s’écria Athos, vous êtes le roi des poètes; mon cher Aramis, vous parlez comme l’Apocalypse et vous êtes vrai comme l’évangile. Il ne vous reste maintenant que l’adresse à mettre sur cette lettre. (Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844)
  3. Fin du monde.
    • Mais, d’après les archéologues, rien n’indiquerait la fin du monde pour 2012, comme le prétendent les tenants d’un tout proche cataclysme. Bien au contraire. Les tables calendaires de Xultun, datées du IXe siècle, se projettent en réalité sur plus de 6 000 ans. L’apocalypse, selon les Mayas, n’est donc pas pour demain ! (REGARDEZ – 2012, l’apocalypse n’aura pas lieu)
  4. (Par extension) Catastrophe générale comparable à la fin du monde.
    • Une guerre nucléaire déclencherait une apocalypse.

traductions
Apocalypse
étymologie
Emprunté au latin apocalypsis, lui-même emprunté au grec ancien ἀποκάλυψις. Substantif dérivé du verbe grec καλύπτω, précédé du préfixe de privation ἀπό ápó. Littéralement « [chose] "dé-cachée" », et par extension, « [chose] dévoilée aux hommes », « retrait du voile », « le voile est levé »[1]. Ce n’est que bien plus tard [Quand?] que les écritures religieuses [titre/titres ?] assimileront [sens de ce verbe ici?] le mot Apocalypse pour l’associer au jugement dernier et donc à la découverte de la vérité de Dieu. Référence nécessaire

nom

Apocalypse \a.pɔ.ka.lips\ féminin singulier invariable

  1. (christianisme) Livre canonique et dernier livre du Nouveau Testament. Selon la tradition des Pères de l'Église, l’Apocalypse (ou Apocalypse de Jean) contient les révélations faites à un prophète nommé Jean dans l’île de Patmos, au début de l’ère chrétienne, sans qu’on puisse préciser davantage. Cette « révélation de Jésus-Christ » (Ap 1,1) dévoile à Jean le sens divin de son époque et annonce la fin des temps.
    • [Lébédev] Je suis très fort sur l’interprétation de l’Apocalypse que j’étudie depuis quinze ans. (…) Je lui ai dit [à Nastasia Philippovna] , que nous étions arrivés à l’époque figurée par le troisième cheval, le cheval noir dont le cavalier tient une balance à la main; car, dans notre siècle, tout est pesé à la balance et réglé par contrat ; chacun n’a d’autre préoccupation que de rechercher son droit. (Dostoïevski, L'Idiot, 1869 Trad. Albert Mousset)
    • On doit se rappeler que l’Apocalypse étant un texte parfaitement symbolique et ésotérique, les ciseaux des sculpteurs avaient autant de difficultés à traduire dans la pierre ce qu'il annonçait, qu'en avaient les prêtres pour en dévoiler les significations aux fidèles. C'est la raison pour laquelle il n'est resté marqué dans les chapiteaux et les tympans que les images et symboles les plus compréhensibles, et ceux qui pouvaient frapper les esprits d'un public qui n'avait accès ni par la lecture ni par la culture aux écrits hermétiques. (L’Apocalypse de saint Jean dans la pensée spirituelle médiévale ↗)
    • L’Apocalypse de Jean, dernier livre de la Bible, est un texte énigmatique dont la traduction exacte à partir du grec est "dévoilement". (Eric Schmoll, Apocalypse de Jean : Le dévoilement, 2014)
    • Le mont Sion et la cité du Dieu vivant sont explicitement identifiés à la Jérusalem céleste dans l’Epître aux Hébreux, 12:22, et point n'est besoin de citer en entier la version apocalyptique de la glorieuse Jérusalem céleste, brillante d'or et de saphirs, telle que la décrit le chapitre 21 de l’Apocalypse. (Régine Dhoquois-Cohen, Jérusalem, ville ouverte'', L'Harmattan, 1997, p.19)

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