atteler
étymologie
Du latin protelare qui a probablement pris le sens de « atteler » d’après protelum (« attache de l’attelage ») et qui, avec substitution de préfixe, est devenu attelare.

verbe

atteler \a.tle\ ou \a.tə.le\ transitif conjugaison (pronominal : s’atteler)

  1. Attacher des bêtes de trait à une voiture, à une charrue, etc.
    • Pendant que dans la grande cour de l'hôtel de la Poste on attelait les chevaux de la lourde diligence et qu'on chargeait les colis, les adieux vingt fois répétés étaient de part et d'autre comme une série d'arrachements. (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 16)
    • (ellipse) Atteler un charriot, une voiture.
    • (Absolument)Guillaume, dit-il au valet qui vint enlever les tasses, faites atteler. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
  2. (Par extension) Attacher un tracteur à une remorque ou à un outil aratoire.
  3. (pronominal) (Figuré) Commencer une tâche.
    • Les chimistes organiciens, conscient de l’aspect ludique propre aux synthèses chimiques — […] — se sont attelés par défi à la création d’hydrocarbures dont le squelette carboné correspond aux polyèdres régulier que sont les solides platoniques. (Paul Depovere, Oh, la Chimie !, Dunond, Paris, 2004, page 125)
    • Depuis plusieurs années, de nombreuses voix appellent à s’atteler à cette question. (Un cargo pollue-t-il autant que toutes les voitures françaises ?)

traductions


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