avenue
étymologie
(1549) De l’ancien français avenue#fro|avenue, participe passé féminin d’avenir#fro|avenirapprocher »), issu du latin advenirerevenir à »).
Écrit advenuë ou advenue en moyen français et en français moderne jusqu’au XVIIIe siècle.
  • Car la riviere du Lys en cest endroict faict une Isle, laquelle ils avoient fortifiée de remparts, & avecques des escluses faisoient flotter l’eaue tout à l’entour, de sorte qu’on n’y pouvoit venir que par une advenuë qui n’avoit point cent pieds de large. (Martin Du Bellay, Les Memoires de M. Martin du Bellay, 1571)

nom

SingulierPluriel
avenueavenues

avenue \av.ny\ féminin

  1. Voie urbaine d’importance et de taille diverses. Toutefois, en général, une avenue est moins importante qu'un boulevard.
    • La grande avenue était complètement déserte : on avait accordé trois heures aux habitants pour vider les lieux, et tout le monde, semblait-il, s’était hâté d’en profiter. (H. G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, 1921, page 304)
    • On les retrouve au kébab du coin, au bout de l’avenue Jean-Jaurès où une pancarte annonce : « Dernier kébab avant le périph », au Café de la musique du parc de la Villette, au café MK2 du quai de Seine. (Régine Robin, Le mal de Paris, éd. Stock, 2014)
    • L’image aérienne vient d'en révéler l'importance en mettant en évidence une grande avenue, des monuments, et surtout, les horrea, grands entrepôts d'état, généralement associés à une activité portuaire. (Jacques Dassié, Manuel d'archéologie aérienne, Éditions TECHNIP, 1978, page 2)
  2. Voie urbaine bordée d’arbres.
    • La route que nous suivons est d'abord une belle avenue d’eucalyptus traversant des champs de céréales et montant doucement jusqu'à son point culminant, à 620 mètres. (Frédéric Weisgerber, Huit jours à Ténériffe, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, vol. 16, page 1039)
    • Bien qu’il connût la route, il s’avançait avec précaution, dans cette avenue que bordaient d’énormes arbres dont les cimes se perdaient dans l’ombre. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  3. Grande rue radiale, en particulier quand elle est bordée d’arbres.
    • Je me suis promené sur l’avenue des Champs-Élysées.
  4. (Par extension) Rue importante, quelle que soit son orientation, en particulier quand elle est bordée d’arbres.
    • Quand tout dort encore, les larges avenues de Carpentras voient affluer des amoncellements d’asperges, de petits pois, de pomme de terre, de cerises et de fraises. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
  5. (vieilli) Chemin par lequel on arrive en un lieu.
    • Gardes, saisissez-vous de cet homme et le branchez incontinent au premier arbre de mon avenue. (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La Vache tachetée'', 1918)
    • Les gardes occupaient toutes les avenues du palais. — L’armée s’empara de toutes les avenues des montagnes.
  6. (chasse) (vieilli) Chemin ou sentier pratiqué en vue d'une pipée.
    • Quand les perches vivantes qu'on veut faire servir sont trop grosses pour être inclinées dans l'avenue, on leur donne un léger coup de serpe à la hauteur de 3 à 4 pieds et demi, ce qui donne la facilité de les abaisser. Si on n'a pas de perches voisines de l'avenue qu'on puisse plier, on emploie les branches qu'on a coupées, soit sur l'arbre de pipée, soit pour former les allées, et on les fixe solidement en terre, en leur donnant toujours une certaine inclinaison. (Jacques-Joseph Baudrillart, Traité général des eaux et forêts, chasses et pêches, volume 8, Huzard, Paris, 1821, page 600)
  7. (Par extension) Moyen qui conduit à un but.
    • Cette année-là, nos relations n’allèrent pas beaucoup plus loin : une ou deux chasses où M. de Bray me pria de prendre part, quelques visites reçues ou rendues, et qui me firent mieux connaître les chemins de son village qu’elles ne m’ouvrirent les avenues discrètes de son amitié. (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 22)
    • Échanger avec ses supérieurs, non selon le mode de la soumission, de la séduction ou de la révolte, mais dans une perspective d’entraide et de solidarité, représente une autre avenue de la connaissance de soi. (Solange Cormier, La Communication et la gestion, 2006)

traductions
forme fléchie

SingulierPluriel
Masculinavenu
\av.ny\
avenus
\av.ny\
Fémininavenue
\av.ny\
avenues
\av.ny\

avenue \av.ny\

  1. Féminin singulier de avenu#fr|avenu.



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