barder
étymologie
Dérivé soit de bard (« civière, chariot ») avec la terminaison en -er des verbes du premier groupe, soit de l’arabe بردعة. voir bardot, barde, barda

verbe

barder \baʁ.de\ transitif conjugaison

  1. (cuisine) Entourer d’une barde#fr-nom-1|barde de lard pour empêcher le dessèchement à la cuisson.
    • On doit les vuider, les barder, faire une farce avec les foies, lard, fines herbes, […], on en farcit le corps des oisons ; on les met à la broche. (L’agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
    • Pendant huit semaines, à raison de 35 heures ­hebdomadaires, elles apprennent à ­barder des rôtis, cuire le thon en tataki, réaliser de parfaites ravioles… (Reconversion : redémarrer derrière les fourneaux)
  2. (construction) Poser des bardeaux, du bardage.
  3. (vieilli) Enfermer ou serrer comme dans une armure.
  4. (vieilli) Charger sur un bard.
    • Barder du bois, du fumier, des briques.
  5. (Par extension) Charger quelqu’un de cadeaux, d’attentions, etc. Note: La forme passive est très usitée dans ce sens.
    • Pour le premier rendez-vous, elle s’est carrée dans son fauteuil, encadrée par deux collaboratrices, comme le font certains grands patrons qui débarquent en interview bardés d’avocats. (Sibeth Ndiaye, langue de bois et paroles cash au service du macronisme)
    • Elle est bardée de diplômes mais elle ne trouve pas d’emploi.
  6. (intransitif) (familier) Y aller fort, se dérouler de façon terrible.
    • Demain dans le bureau du directeur, ça va barder ! Ça va barder pour ton matricule !

traductions


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