bassesse
étymologie
 Composé de basse et de -esse.

nom


bassesse \bɑ.sɛs\ ou \ba.sɛs\ féminin

  1. (Péjoratif) Vice qui porte à des sentiments, à des actions, à des procédés indignes d’un honnête homme ou d’un homme de cœur.
    • Bassesse d’âme.
    • Bassesse de cœur.
    • Bassesse de sentiments.
    • Il s’est conduit avec bassesse.
    • Louer avec bassesse.
    • Il y a de la bassesse dans toutes ses actions.
  2. (Par extension) Les sentiments, les actions mêmes qui marquent la bassesse d’âme.
    • […] ; mais l’auteur, revoyant Paris après de longs voyages, croyait impossible d’obtenir un succès sans faire des bassesses auprès des journaux. Or, quand on fait tant que de faire des bassesses, il faut les réserver pour le premier ministre. (Stendhal, De l’Amour, 1re préface de 1826)
  3. Trivialité ignoble, choquante.
    • La bassesse d’une pensée, d’une expression.
    • Cette bassesse de termes, de style contraste avec la dignité du sujet.
  4. (vieilli) Basse naissance ; condition très obscure.
    • La petite étrangère s’appelait Ernestine. Elle était allemande, et ne paraissait pas née dans la bassesse. (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
    • ''Entre amants il n’est plus ni grandeur ni bassesse,/>Je sais rendre un berger digne d’une déesse.''/>(Gabriel Gilbert, Les Amours de Diane et d’Endymion, Prologue ; Guillaume de Luyne libraire, Paris, 1657, page 2)

antonymes
traductions
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