blancheur
étymologie
 Composé de blanc et de -eur.

nom

SingulierPluriel
blancheurblancheurs

blancheur \blɑ̃.ʃœʁ\ féminin

  1. Qualité de ce qui est blanc.
    • Et alors, ce rire de gorge qui lui renversait la tête en arrière, découvrait ses dents d'une blancheur laiteuse, donnait à Jacques une sensation de désir et une prescience de voluptés grisantes... (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
    • Sa maison était propre, bien tenue ; elle tranchait avec la blancheur gaie de sa façade et le luisant de ses meubles, sur les taudis immondes où, d’ordinaire, croupissent dans la fange et dans la vermine, les marins bretons. (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
    • Puis, soudain, je me souviens que c'est aujourd'hui la veille de Noël ! Quel contraste ! Là-bas, en Alsace, la neige tombe en silence et recouvre tout de sa blancheur immaculée. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 33)
    • D'énormes blocs de corail éblouissants de blancheur sortaient de l'eau et semblaient les débris d'une gigantesque convulsion. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
  2. (Par extension) Ce qui apparaît blanc.
    • Au réveil, dans les premières blancheurs de l’aube apparaît un fleuve qui tourne sous ses fumées matinales, […]. (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol.2, 1866)
    • Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Un pâle soleil adoucit la blancheur de murs, des draps, du jour même ; cette blancheur générale semble gagner les âmes, et le petit chuchotement enfantin, tel un chant d’oiseau, complète l’impression bénie de bonheur et de pureté. (Léon Frapié, La bonne visite, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 41)
    • Je naquis au temps où les cerisiers sont pareils à des communiantes, quand tout le pays n'est plus que blancheur à perte de vue, au long des chemin et des routes, […]. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 17)
    • […] ; c'était une semaine après cette nuit alcoolisée, et Camila était en train de travailler son art funambulesque, vêtue d'un bermuda marron qui laissait voir la blancheur presque transparente des ses mollets. (Joao Tordo, Le Domaine du Temps, traduit du portugais par Dominique Nédellec, éd. Actes Sud, 2010)
  3. (Figuré) Innocence ; candeur.
antonymes
traductions


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