capiteux
étymologie
Du vieil italien capitoso, issu du latin caput (« la tête »).

adjectif

SingulierPluriel
Masculincapiteux
Féminincapiteusecapiteuses

capiteux masculin

  1. Qui porte à la tête, en parlant des liqueurs fermentées.
    • On prépare encore une boisson très-capiteuse et agréable au goût, nommée cidresse, avec les poires, en les brassant avec partie égale de pommes bien mûres. Mais elle passe vîte à l’acescence. (Précis analytique des travaux de l'Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, pendant l'année 1824, Rouen : Imprimerie de P. Periaux père, 1825, note 1 de la page 70)
    • […], il décoiffa en même temps une bouteille de laffitte mûri aux feux de la comète de 1811, et une bouteille de clos-Vougeot, enfant capiteux de l’année 1815 ; […]. (Théodore von Foudras, Les chevaliers du Lansquenet, V.3, chap.14, 1848)
    • Et les fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !… (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, La chèvre de monsieur Seguin ↗)
  2. (Par extension) Qui porte à la tête, en parlant d’une odeur.
    • Les Américaines ont un faible pour la tubéreuse, une fleur blanche solaire et très capiteuse. (Le parfum de Béatrice Boisserie, février 2016)
  3. (Par extension) Qui enivre, en parlant d’une personne ou d'une partie de son corps.
    • Non, François ne se troublait pas. Cette jouvencelle aux yeux de paille mûre, cette blondeur capiteuse de la chevelure, cet arôme violent d'un corps en plein épanouissement, le remarquait-il ? (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 33)
    • Une « show-girl américaine [...] blonde et capiteuse ». (Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, L’homme qui valait 500 000 $, Dargaud, 1984, p. 3, case 5, 48 p. ISBN 978-2-205-04342-0 ISBN invalide)
  4. (Par extension) Qui enivre, en parlant d’une musique.
    • Le mélomane peu sensible à ces considérations sera toujours sûr de trouver chez Korngold un métier solide, des sonorités capiteuses et des mélodies sensuelles. (Jacques-Emmanuel Fousnaquer, « Erich Wolfgang Korngold », in Musiciens de notre temps depuis 1945, éditions Plume et SACEM, Paris, 1992, p. 279)

traductions


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