chleuh
étymologie
De Chleuh, un peuple amazighe du sud marocain.
Lors de la Première Guerre mondiale, le mot apparait avec le sens de « soldat des troupes territoriales » dans l’argot des soldats combattant au Maroc. (1936) Avec le sens de « frontalier parlant une langue autre que le français : comtois ou alsacien ». (1939) Le sens évolue vers « personne allemande ou de langue allemande » (à Metz d’après Dauzat) puis, vers mai 1940 « militaire allemand ».

nom

SingulierPluriel
chleuhchleuhs

chleuh \ʃlø\ masculin (pour une femme on dit : chleuhe)

  1. Langue berbère parlée par les Chleuhs.
  2. (injur) Militaire allemand.
    • Leurs premiers mots furent des moqueries à l'encontre du boche, du chleuh, du vert-de-gris, du doryphore. chacun y allant d'un sobriquet le plus méprisant possible pour qualifier l'allemand pincé par une étrille. (Philippe Lhommet, Cauchois d'hier et d'autrefois, TheBookEdition, 2013, p.153)
synonymes

Allemand (2) :


adjectif

SingulierPluriel
Masculinchleuh
\ʃlø\
chleuhs
\ʃlø\
Fémininchleuhe
\ʃlø\
chleuhes
\ʃlø\

chleuh \ʃlø\

  1. Relatif aux Chleuhs, à leur langue, à leur culture.
  2. (Péjoratif) Relatif aux Allemands.

Chleuh
étymologie
De la langue berbère chleuhe (ou tachelhit) achluh, qui signifie « tente » (Nico van den Boogert, The Berber Literary Tradition of The Souss) Par la suite ce nom fut attribué par Pierre Dac aux Allemands pendant les conflits, dans sa chanson J’vais m’faire Chleuh !.

nom

SingulierPluriel
chleuhchleuhs

Chleuh \ʃlø\ masculin (pour une femme on dit : Chleuhe)

  1. Peuple berbère de l’Atlas au Maroc.
    • Le Maroc est un pays essentiellement berbère. Des Berbères purs, Rifains dans le nord, Berâber au centre et Chleuh au sud, superficiellement islamisés mais non arabisés, occupent les trois quart de sa superficie […] (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les Éditions de la porte, 1947, p. 35)
    • L’ennemi réel n’était pas le pauvre nhaqué enfoui dans la boue des rizières, le chleuh retrouvant son moukkala, le fellaga terré dans son djebel. (ACUF/CERD, L’Enjeu, chap. 4, Nouvelles Éditions Latines, 1997)



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