comté
étymologie
(comté#Nom_commun_1|Nom commun 1) (XVe siècle)[4] Existait en ancien français sous la forme conté. Dérivé de comte, suffixé par « -é »[4]. Ce premier vient du latin médiéval (VIIIe siècle) comes (« territoire administré par un comte »)[4] et dont le sens classique était (« suite d’un prince », « cour »).
(comté#Nom_commun_2|Nom commun 2) (XXe siècle)[4] De Franche-Comté, région où le fromage est produit[4].

nom

SingulierPluriel
comtécomtés

comté \kɔ̃.te\ masculin

  1. (toponymie) Titre d’une terre, en vertu duquel celui qui était seigneur de la terre prenait la qualité de comte.
    • Ce n’est pas moi seul qui ai poussé le prince à la révolte ; nous étions cinquante chevaliers et barons, la fleur des comtés des provinces centrales, …. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • De leur côté, Louis VII et son fils, Philippe Auguste (1180-1223), jouèrent la carte de la déstabilisation, en intervenant dans les comtés d'Auvergne et de Toulouse, ou en soutenant la révolte de Jean et Richard contre leur père Henri II. (Antoine Destemberg, Atlas de la France médiévale. Hommes, pouvoirs et espaces, du Ve au XVe siècle, éd. Autrement, 2017)
  2. Circonscription administrative dans certains pays de tradition britannique comme le Royaume-Uni, l’Irlande, le Canada ou les États-Unis d’Amérique, ou en Pologne.
    • Le comté appartient presque entièrement aux Beresford, les plus riches et les plus intolérans de toute l’aristocratie irlandaise, ils disposaient du comté comme d’un bien de famille; …. (Anonyme, Irlande. - Emancipation des Catholiques, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • En revanche, il se jeta avec fureur sur d’autres documents que l’on lui présenta et se mit à griffonner avec une ardeur qui aurait fait honneur à M. Dumont lui-même, entassant allégués sur allégués, ajoutant les dits aux susdits, mettant la cité dans le comté, le comté dans le district et le district dans la province ; enfin n’omettant rien de tout ce qui pouvait rendre son style parfaitement barbare et inintelligible, et par là même parfaitement légal et irréprochable. (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, I, 5, p. 74)
    • Il était Anglais, du comté de Kent, et cela impliquait les houblonnières, les églantines dans les haies, la bière et la clarté du soleil, toutes choses qui n’avaient pas leurs pareilles au monde. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 118 de l’éd. de 1921)
  3. (CA) (Par extension) (informel) Circonscription électorale au niveau fédéral ou provincial, élisant un député.
    • Bureau de comté, association de comté.

traductions
traductions
nom

SingulierPluriel
comtécomtés

comté \kɔ̃.te\ masculin

  1. (fromages) Fromage du Jura, du Doubs, de l’Ain, de Saône-et-Loire et de Haute-Savoie au lait de vache, à pâte pressée cuite et à croûte naturelle.
    • Il faut environ 450 litres de lait pour produire une seule meule de comté.
synonymes
traductions
  • russe : конте

Comté
étymologie
Ellipse de Franche-Comté.

nom propre

Comté féminin singulier

  1. (arch) Ancienne dénomination de la Franche-Comté.
    • Un renseignement, n’est-ce pas, c’est un renseignement et Longeverne, bon Dieu  ! ce n’est pas la Normandie, puisque c’est la Comté, la vieille Comté de Bourgogne, où l’on ne doit pas se permettre de jouer traîtreusement sur les mots. (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)



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