désolation
étymologie
Du latin desolatio.

nom

SingulierPluriel
désolationdésolations

désolation \de.zɔ.la.sjɔ̃\ féminin

  1. Extrême affliction.
    • Je me dépêchai de régler l’horloge et de m’en aller, car, de voir ce pauvre vieux dans une telle désolation, cela me déchirait le cœur. (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Elle avait été élevée dans un site funèbre où, au sein de la désolation environnante, flottait l'âme mystérieuse des millénaires abolis. (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • Je faillis poser le pied sur un énorme centipède, à morsure meurtrière; ce n'était partout que mort et désolation. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
  2. (Par hyperbole) Simple contrariété.
    • Il m'avait valu le meilleur lit de l'auberge, et depuis que j'avais quitté Genève, les lits faisaient ma désolation. (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T.1, 1833)
  3. (autrefois) Action de transformer une région, une ville en solitude, en y exerçant des ravages.
    • Il chut ensuite tant de neige que les loups quittèrent les bois et entrèrent dans les maisons. Ce fut une terrible désolation dans le pays […] (Charles Deulin, « Le Poirier de Misère », in Cambrinus et autres Contes, circa 1847–1875)
    • Il est difficile de se faire une idée de l'aspect de désolation que présentent pendant la basse mer certaines parties de Chausey, […]. On dirait les débris de quelque montagne jetés pêle-mêle au milieu de l'Océan. (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
    • Ils avaient devant eux la scène de désolation la plus épouvantablement complète qui se puisse imaginer. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Bert examina un moment l’arche rompue du pont, puis, par-delà le fleuve, son regard contempla la désolation de la ville saccagée. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 308 de l’éd. de 1921)

traductions


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