forçat
étymologie
(XVIe siècle) De l’italien forzato (« galérien »), participe passé substantivé de forzare (« forcer ») pris au sens de « condamner ».

nom

SingulierPluriel
forçatforçats

forçat \fɔʁ.sa\ masculin

  1. (prison) Celui qui est condamné aux travaux forcés.
    • Sous le bâton, sous la chaîne, au cachot, à la fatigue, sous l'ardent soleil du bagne, sur le lit de planches des forçats, il se replia en sa conscience et réfléchit. (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 7 ; 1862)
    • Le soir, les forçats regagnaient l'île Nou qui était en face, dans la baie et les soldats sortaient de la caserne : si bien qu'il y avait toujours quelque chose de curieux à regarder, dehors, pour un enfant. (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
    • Fernando de Noronha étant le bagne brésilien de l’État de Pernambuco, nous obtenons du directeur du pénitencier que deux cents forçats soient mis à notre disposition. (Jean Mermoz, Mes Vols, p.90, Flammarion, 1937)
    • Globalement, les convois de transportés ont amené pendant huit années, de 1864 à 1872 environ 400 forçats par an, ce que nous avons vu plus haut représenter au moins 5.000 condamnés jugés politiques. (Mélica Ouennoughi, Les déportés maghrébins en Nouvelle-Calédonie et la culture du palmier dattier, L'Harmattan, 2005, page 135)
    • (Figuré)Dans ce labeur de forçat, dans ce qui eût été, pour tout autre, un délire épuisant, il ne perd pas pied une seule minute. Il conserve, intacte, la maîtrise de son cerveau. (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)



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