garçon
étymologie
De l’ancien français garçon, cas régime de gars, de l’ancien bas vieux-francique wrakkjo (« banni, vagabond »), apparenté à l’allemand Recke, à l’anglais wretch voir gars, garce.

nom

SingulierPluriel
garçongarçons

garçon \ɡaʁ.sɔ̃\ masculin (pour une femme on dit : fille)

  1. Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
    • De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, p.4)
    • Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
    • Devant nous, sur la chaussée, une bande de jeunes garçons s’efforçaient de maîtriser un kérabau emballé. (Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins, traduit par François Rosso, Éditions Gallimard, 2014)
    • Madame, les garçons sont les soucis des mères. (Victor Hugo)
  2. (Par extension) Jeune homme, homme.
    • Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
    • Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ? (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007 ↗, p. 61)
  3. (Par extension) Homme célibataire.
    • Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; p. 252 de l’éd. Houssiaux de 1855)
    • […]; sans doute, ils ont, eux aussi, certains du moins, des ascendants névrosiques, mais la mysophobie atteint le plus souvent des gens minutieux ou méticuleux par tempérament, par exemple, des vieilles filles ou des garçons âgés, célibataires. (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d'éditions scientifiques, 1894, page 92)
    • Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Mort aux ténors (roman), ch. XIII, Série noire, Gallimard, 1956, p. 113)
  4. (travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
    • Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 11 de l’éd. de 1921)
  5. (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
    • Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T. 1, 1833)
    • Garçon!… garçon!… des pieds de mouton à la poulette, et servez chaud… Allons, vivement. (J. Gabriel & Charles Dupeuty, Fanfan le batonniste, act.1, sc.5, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 août 1845 ; dans La France dramatique au dix-neuvième siècle : choix de pièces modernes, vol.13, Paris : C. Tresse)
    • Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette ↗, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 11)
synonymes
traductions
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