garnement
étymologie
De l’ancien français garnement. À partir du XIVe siècle, il s'emploie principalement pour désigner le soldat d'une garnison. Il est presque toujours précédé de mauvais ou de méchant pour désigner un individu qui ne vaut pas mieux que son habillement.

nom

SingulierPluriel
garnementgarnements

garnement \ɡaʁ.nə.mɑ̃\ masculin

  1. Mauvais sujet, vaurien.
    • Mais ce qui fit surtout de lui le pire des garnements, ce fut le beau dédain qu’il contracta pour les pauvres diables qui gagnaient le matin leur pain du soir. (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1870)
    • Le garnement alla plus loin, quémandant à chaque table une consommation que tous lui refusaient. (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
  2. Enfant mal élevé.
    • Vétérans chevronnés de la guerre des boutons, grands maraudeurs de pommes et abatteurs de noix, tous, garnements de dix à douze ans, nous avions ce printemps-là reformé notre association de bandits grimpeurs, pillards aériens et détrousseurs de nids. (Louis Pergaud, La Traque aux nids, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Il avait voué son existence à deux générations de garnements dont la principale distraction consistait à le faire tourner en bourrique. (Antoine Bello, Mateo, 2013 ; collection Blanche, p. 16)
    • Les gentils cons qui décrétaient le Bien et le Mal comprenaient qu'un garnement tirât les cheveux d'une fillette, pas qu'il lui roulât un patin ! Sœur Marie me le fit bien savoir ! Purification de ma bouche vilaine par la cascade d’ave au pied de saint Joseph. (Pierre-Robert Leclercq, Les Gabyandre, Librairie Fayard, 1978)
synonymes
traductions
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