hucher
étymologie
(verbe 1) De l’ancien français huchier (« crier ») lequel est issu d’une onom hu voir hue, huer, hululer, hurler en français voir hučet, houkat en tchèque avec le même crément \k\.
(verbe 2) De l’ancien bas frk hûkôn (« s’accroupir ») voir hocken en allemand, huiken en néerlandais.

verbe

hucher (h aspiré)\y.ʃe\ transitif conjugaison

  1. (chasse) (Désuet) Appeler à haute voix ou en sifflant.
    • Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, p. 18)
    • ''De la rue voisine, un coup de sifflet répondit au sien, puis d’autres qui s’éloignaient. La nuit, ils enveloppaient ainsi la ville d’un réseau de bruits aigus et rassurants./>Conan lui jeta un mauvais regard :/>— Ils me mettent les nerfs en pelote à hucher comme ça… Je ne peux pas les blairer, moi, ces gars-là ! (Roger Vercel, Capitaine Conan'', Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 70.)

    • La bande de Chante-en-Hiver allait déjà vers l’église, en tirant des coups de fusil en l’air et en huchant. (Michel Ragon, Les Mouchoirs rouges de Cholet, livre second, chapitre 1, Albin Michel, 1984)
    • Au départ de la maison paternelle, la bachellerie des garçons réapparut et se mit à tirer des coups de fusil en l’air et à hucher, pour écarter les mauvais esprits. (Michel Ragon, Les Mouchoirs rouges de Cholet, livre second, chapitre 1, Albin Michel, 1984)

verbe

hucher (h aspiré)\y.ʃe\ pronominal conjugaison (pronominal : se hucher)

  1. (vieilli) Se percher, se jucher s’installer sur quelque chose.
    • Il commença à chanter comme les coqs, à voltiger & à sauter sur les chaises de sa chambre comme les coqs, à se cacher sous le lit & à se hucher sur des perches & sur des bâtons qu’il avoit tendus d’une muraille à l’autre, (RÉCIT DE CE QUI SE PASSA EN SORBONE, Annales de la société des soi-disans Jésuites, tome II, 1765, page 660)
    • Une tradition proverbiale dit qu’un nommé Martin, huché sur un de ses ânes, n’en retrouvait pas le nombre, parce qu’il oubliait de se compter, c’est-à-dire l’âne sur lequel il était monté. (Pierre-Marie Quitard, Dictionnaire étymologique, historique et anecdotique des proverbes et des locutions proverbiales de la langue française, Paris : chez P. Bertrand, 1842, pp. 528)
    • Claudie avait réussi à se hucher sur la croupe du chevau de Marsillat. (George Sand [Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant], Jeanne, 1844)
    • Pâle, égaré, ne voyant rien, il vint se hucher sur un fauteuil, croisa ses petites mains sur son gros ventre, et ferma les yeux. (Louis Nicolas Bescherelle, L’Art de briller en société et de se conduire dans toutes les circonstances de la vie, 1851, page 42)
    • Ils l’attaquent et sans peine abattent, ainsi que des quilles, les files de ces lourds chevaliers emprisonnés comme en des guérites en fer dans leurs armures et huchés sur des chevaux qui demeurent immobiles, les quatre pattes enfoncées dans l’argile détrempée du sol. (Joris-Karl Huysmans, Sainte Lydwine de Schiedam, 1901)
    • Rentré à la ferme, il faut qu’il y trouve un abri suffisamment aéré, des arbres ou des mâts garnis d’échelons pour se hucher pendant la nuit. (Félix-Édouard Guérin-Méneville, « Dindon », in Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle et des phénomènes de la nature, tome II, 1835, page 546)



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