mensonge
étymologie
Du latin populaire mentionica, du latin mentio, voir mentior (« mentir »).

nom

SingulierPluriel
mensongemensonges

mensonge \mɑ̃.sɔ̃ʒ\ masculin

  1. Propos contraire à la vérité, tenu avec dessein de tromper.
    • Les mensonges ne mènent pas loin. Avec un mensonge on va loin, mais sans espoir de retour.
    • « Dans un amitié de quarante ans, si on laisse un petit mensonge, c’est comme un pierre pointue dans le soulier du facteur de la poste… André, dis-moi la vérité ! » (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 57)
    • La plupart des auteurs depuis Saint Augustin font une différence entre le mensonge officieux dont la finalité est l'utilité, le mensonge plaisant destiné à faire rire et le mensonge pernicieux toujours condamnable. Certains y ajoutent le mensonge de convenance ou de politesse, le mensonge pédagogique que maints éducateurs croient devoir utiliser dans l'intérêt de la jeunesse, le pieux mensonge etc. qui tous, d'une manière ou d'une autre, se rattachent aux premiers. (Jean Ferrari, L'année 1797 du Droit de mentir, dans L'année 1797: Kant, La métaphysique des mœurs, sous la direction de Simone Goyard-Fabre & Jean Ferrari, Librairie J. Vrin, 2000, page 104)
    • Puisqu'il ne faut jamais mentir, alors il faut mentir de temps en temps : l'obligation d'être véridique à tout prix contraint à mentir quand la vérité elle-même est plus fallacieuse que le mensonge. (Raphaël Enthoven, Le Mensonge, Philosophie magazine n°20, novembre 2009)
  2. (Poétique) (Littéraire) Fable, fiction, invention.
    • La poésie vit de mensonges.
    • Les aimables mensonges de la Fable.
  3. (Figuré) Erreur, vanité, illusion.
    • Le monde n’est que mensonge.
synonymes
traductions
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