mon
étymologie
(Adjectif possessif) Du latin meum, accusatif de meus#la|meus, réduit en latin tardif à mum, forme atone de meum. Comparer avec ton, son.
(Adverbe) De l’ancien français mon, lui-même probablement issu du latin munde.
(Interjection) Ellipse évitant de dire Mon Dieu !.  (information à préciser ou à vérifier)
(Nom) Du japonais .

adjectif possessif


mon \mɔ̃\

  1. (Génériquement) (propre) Marque la possession ou l’appartenance. Le possesseur est le locuteur, ce qu’il possède est au masculin singulier. Note: Il s’emploie également dans le cas où la chose possédée est un féminin commençant par une voyelle ou un h muet : mon arme (caractère euphonique).
    • Je n’ai pas besoin qu’on ajoute qu’il a les yeux sortants, le ventre protubérant; je l’ai vu, et ces traits, gravés dans ma mémoire, suffisent pour le représenter à mon esprit. (Nicolas Maximilien Sidoine, marquis Séguier de Saint-Brisson, La philosophie du langage exposée d’après Aristote, à Paris chez Bourgeois-Maze, 1838, page 104)
    • Messieurs, la vérité est que ces prétendues expériences qui auraient fait bonne justice de mon arme, sont de toute fausseté. (Perrot, Nouvelle Arme de Guerre, 1838, page 11)
  2. (Par extension) (Figuré) Pour exprimer des rapports d’habitude, de connaissance, de proximité, etc.
    • Mon voisin n’a pas respecté les règles du Code civil, que puis-je obtenir en justice ? (Jean-Michel Guérin, Nathalie Giraud, Gérer les relations de voisinage : À jour des dernières lois, chez Eyrolles, 2012, page 73)
    1. (familier) Avec, en plus, une note d’affection.
      • Mon bien-aimé le plus chéri, cette nuit sont arrivées les terribles nouvelles de votre duel. (Viviane Janouin-Benanti, Le chéri magnifique : histoire d’un crime, Cheminements, 2002, page 267)
    2. Avec une marque de respect ou de reconnaissance.
      • La Gloire de mon père (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, 1957)
    3. Avec un caractère identificatoire.
      • C’est ainsi que j’ai fait de mon docteur Larch un avorteur, et de Homer Wells, le jeune orphelin qu’il forme, quelqu’un qui répugne à pratiquer l’avortement. (John Irving, Mon cinéma, aux éditions du seuil, 2013)
    4. Avec une marque de subordination.
      • Mon supérieur se sent concerné par le bien être de ses subordonnés. (Gérard Chasseigne, Cognition, santé et vie quotidienne, Volume 3, chez Publibook, 2010, page 65)
      1. (militaire) Est une forme d’allégeance ou de soumission (obligatoire dans sa forme vocative). Note: Par dérivation de l’expression ancienne mon sire ou mon sieur. Cette forme ne s’applique pas aux grades inférieurs (caporal, sergent, …), aux maréchaux, aux amiraux et aux femmes gradées.
        • J’ai été réveillé à trois heures et demie du matin par mon adjudant, qui m’a dit : M. le major, dépêchez-vous de vous lever, le commandant vous demande chez lui. (Causes politiques célèbres du dix-neuvième siècle : Procès du général Malet, chez H. Langlois fils, 1827, page 51)
        • À la caserne, l’adjudant demande à une nouvelle recrue : — Votre nom ? — Lévy, mon adjudant ! (Bernard Guyso, L'année du rire, City éditions, 2015)

traductions
  • allemand : mein masculin, meine féminin
  • anglais : my
  • espagnol : mi
  • italien : mio
  • portugais : meu, minha
  • russe : мой, свой

adverbe

mon \mɔ̃\

  1. (arch) Assurément, vrai. Note d’usage : Utilisé avec le pronom ce#pronom-dém|ce et le verbe être, avoir ou faire.
    • C’est mon.
    • Ç’a mon.

interjection

mon \mɔ̃\, parfois \mɔ̃ː\

  1. (Lorraine) (familier) Interjection exprimant l'étonnement, la surprise ou l'admiration. Note: Abréviation de mon Dieu.
    • Mon ! Le beau petit chien !
synonymes
nom

SingulierPluriel
monmons

mon \mɔn\ masculin

  1. Insigne héraldique japonais.

Mon
nom propre

Mon

  1. (Géographie) Commune du canton des Grisons en Suisse.



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