muer
étymologie
Du latin mutare.

verbe

muer \mɥe\ intransitif conjugaison

  1. Changer de poil, de plumes, de peau, etc., en parlant des animaux.
    • Tandis qu'il mue, le crapaud vousse fortement le dos et porte la tête en avant; il arque les pattes antérieures plus encore que de coutume, parfois, il s'en sert pour faire tomber la peau de dessus sa tête. (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
  2. Changer de voix, qui devient plus grave, en parlant des garçons dans l'adolescence.
    • Sa voix commence à muer.
    • Des oh ! oh ! s’élevaient déjà du parterre et des petites places, on sifflotait, lorsqu’une voix de jeune coq en train de muer, aux fauteuils d’orchestre, lança avec conviction : — Très chic ! (Émile Zola, Nana, 1881)
  3. (Par extension) Changer.
    • Notre incompréhension devant l’inconnu a dressé aux quatre coins du monde un atlas mythologique. Des centaines d'endroits où la virginité et le merveilleux se sont mués en eldorados, en paradis perdus, en enfers verts, en mirages et en abîmes. (Michel Udiany, L'histoire des mondes imaginaires: De la Tour de Babel à l'Atlantide, Éditions Jourdan, 2015, en avant-propos)
    • Il commença à pleuvioter au moment où Don et Eva se mirent en quête d'un taxi qui les raccompagnerait à la Grand-Place. Quand la voiture freina sur les mares d'eau de la place, les gouttes éparses s’étaient muées en pluie torrentielle. (Jan Wallentin, L'étoile de Strindberg, traduit du suédois par Charlotte Drake & Patrick Vandar, Paris : Fleuve noir, 2011, chap. 27)

traductions


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