nef
étymologie
Du latin navis, via son accusatif navem.

nom

SingulierPluriel
nefnefs

nef \nɛf\ féminin

  1. (navigation) (vieilli) (Poétique) Grand navire à voile, à l’époque du Moyen Âge.
    • Oh ! marins perdus !
      Au loin, dans cette ombre
      Sur la nef qui sombre,
      Que de bras tendus
      Vers la terre sombre !
      (Victor Hugo, Les Voix intérieures – Une nuit qu’on entendait la mer sans la voir)
    • Telles que des oiseaux endormis, les longues nefs rangées près des quais laissaient pendre leurs rames parallèles dans l’eau. (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
  2. (Héraldique) Meuble représentant de manière stylisée le navire du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de profil, proue orientée à dextre avec une voile. Sa coque est généralement formée d’un arc de cercle terminé d’un chapiteau à chaque extrémité. Elle se blasonne comme le navire. À rapprocher de bateau, drakkar, flobard, gabarot, galère, navire et vaisseau.
    • […] ; elle ne signait pas en vain Nieuport-la-Noble ; elle ne portait pas pour rien sur son blason un lion lampassé issant d'une nef et brandissant une hallebarde. (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 103)
    • De gueules à une nef équipée et habillée d’argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef d’azur fleurdelysé d’or, qui est de la commune de Paris d’Île-de-France voir illustration « armoiries avec une nef »
  3. (architecture) (religion) Partie d’une église où se tiennent les fidèles, généralement comprise entre le portail et le chœur dans le sens longitudinal, dont la voûte rappelle la coque d’un vaisseau renversé.
    • Cette église se compose d’une nef dont la construction remonte à la fin du XIe siècle ou au commencement du XIIe, et d’un transept avec abside et chapelles, datant du commencement du XIVe siècle. (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Elles eurent un sentiment de délivrance, en levant les yeux vers les hautes fenêtres gothiques de la nef, qui s’élançaient au-dessus de la lourde assise romane. (Émile Zola, Le Rêve, ch. VIII, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1888, p. 183)
    • Et le soir, quand la nef harmonique de la cathédrale s’endormit couchée les bras en croix, il aperçut, de l’échelle, à l’horizon, un village incendié par des gens de guerre, qui flamboyait comme une comète dans l’azur. (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • Et il descendit de sa chaire, plus rouge et plus excité que jamais, les yeux lançant des éclairs et brandissant vers la nef un poing terrible et vengeur. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  4. (architecture) (Par analogie) Partie centrale et principale d’un bâtiment.
    • Les serres lyonnaises datent de cette époque (la fin du XIXe siècle) et impressionnent toujours par leurs dimensions : plus de 3 000 m2 pour les grandes nefs centrales, 20 mètres de hauteur pour la principale. (A Paris, Lyon, Genève… ces beaux jardins d’hiver)
synonymes
traductions
traductions
Nef
nom de famille

Nef

  1. Nom de famille.



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