pelisse
étymologie
Du latin pellis.

nom

SingulierPluriel
pelissepelisses

pelisse \pə.lis\ féminin

  1. Manteau doublé ou garni de fourrure.
    • On lui ordonna d’ôter la belle pelisse dont elle était revêtue, ce qu’elle refusa de faire […] (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, Le Diable à Berlin, 1820, Traduit par Henry Egmont)
    • Le général […] vit un homme de moyenne taille enveloppé dans une pelisse fourrée, vêtement de vieillard, ample et traînant, qui semblait ne pas avoir été fait pour lui. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Assis sur le coffre et déjà emmitouflé dans la pelisse de M. Butteridge, Bert avait drapé autour de son buste le vaste manteau de dame, et enroulé autour de ses jambes une épaisse couverture. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 89 de l’éd. de 1921)
  2. Veste de fourrure qui a fait partie de certains uniformes militaires.
    • Cavalerie, ma mie, à vous de donner l’exemple. Quittez vos vieilles fanfreluches, soutaches, brandebourgs ou plastrons ; pelisses engonçantes, habits vestes étranglant la taille ; tresses et torsades gênant les mouvements. Renoncez à ces couleurs éclatantes, cibles niaisement glorieuses, devant le tir certain des armes d’aujourd’hui. Disons ensemble ici, un dernier adieu à ces héroïques défroques, symboles encore si vivaces des sublimes chimères pour lesquelles nos pères versèrent le plus pur de leur sang ; cela fait, endossez gaiement votre nouvelle tunique qui, pour si sombre et si prussienne qu’elle soit, est aussi plus saine, plus commode, moins coûteuse, vous couvrant mieux les reins et vous tenant plus chaud au ventre. (Émile-Marcelin-Isidore Planat dit « Marcelin », « Vieux Uniformes », in La Vie parisienne (magazine) : magazine mensuel artistique et littéraire, 19 décembre 1868)
    • On apercevait vaguement, dans l’obscurité, des silhouettes en pelisse, circulant autour d’une voiture. (Alexandre Tchakovski, C’était à Léningrad, traduit du russe par Julia et Georges Soria, 1951)
    • […], Beau Geste se leva et, beau comme un dieu avec sa pelisse écarlate à tresses jaunes, son shako noir à plumet, sa sabretache de cuir verni et sa ceinture cramoisie à olives jaunes, se mit à tonner :
      “Aubergiste, à boire ou je tue le chien ! Donne à mes hussards ton meilleur vin de Moselle et descends pour nous dans la cave.
      (Olivier Barde-Cabuçon, Les Adieux à l'Empire, Actes Sud, 2017, chap. 2)



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