pioncer
étymologie
(1827) Origine incertaine.
Altération d’après ronfler, du verbe argotique piausser (« coucher » attesté en 1628, le substantif verbal piausse (« couche ») est attesté en 1562), dérivé de l’argot piau (« lit »), piau étant une forme dialectale de peau (« couche faite de peaux »).
Parallèlement à piau/piausser, on relève le groupe peau/peausser : 1596 le peaux huré « le lit », et, plus modernes pieu/pieuter.

verbe

pioncer \pjɔ̃.se\ intransitif conjugaison

  1. (argot) (familier) Dormir (au sens propre).
    • Maintenant, dit-il, pioncez ! Je vas supprimer le candélabre. (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
    • ''— Elle ne doit pas connaître le bridge, dit des Cigales./>— Non monsieur, dit Lulu Doumer./>— Comme moi, dit Thérèse. Chaque fois que tu as voulu me l’apprendre je me suis mise à pioncer./>— Tu es une flemmarde, dit des Cigales qui brassait méthodiquement les brèmes. (Raymond Queneau, Loin de Rueil'', Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, pp. 11-12)

    • Il allait quand même pas attendre qu'elle pionce au troisième degré pour se carrer dans son coin de pageot. (Jean-Louis Degaudenzi, La lamentable épopée de Doris et Alexandre, Éditions Fixot, 1990)
    • Les mots dont on s’étonne qu’ils aient existé déjà autrefois, mastoc (lettre de Flaubert à Louise Colet), pioncer (George Sand au même). (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 18.)

traductions


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