pitoune
étymologie
De l’amérindien pour « petit cylindre de bois ».
Une version populaire assez répandue laisse croire que le mot viendrait de l’anglais happy town.

nom

pitoune \pi.tun\ féminin

  1. (Québec) Petit cylindre de bois que l’on fait flotter avec d’autres pour la mener vers une scierie après l’abattage.
    • Il ne faut pas confondre le billot et la pitoune. Avant de faire la drave de la pitoune, le draveur avait fait celle des billots.
    • Une pitoune mesure 4 pieds.
    • Quelque 14 tableaux flamboyants aussi grandioses que magiques qui mettent notamment en scène des draveurs giguant sur la pitoune, des combats épiques à l’épée, une poignée de vaillants combattants à la défense d’un grand fort et des femmes montant aux barricades ! (L’aut’journal, 14 août 2007)
    • Ils ont bûché de la pitoune dedans le bois, ils ont pêché dans la mer. (Le Vieux du Nord, Cayouche)
    • À cette époque les hommes circulaient souvent en marchant sur les billes flottantes. Celles-ci étaient plus longues et plus grosses que les billettes de quatre pieds qu’on appelle pitoune ; un billot de dix pouces de diamètre suffisait pour porter un homme. (Victor Tremblay, Alma au Lac Saint-Jean : son histoire, Société historique du Saguenay, Chicoutimi, 1967, p. 29)
    • Qu’est-ce que vous faisiez sur la drave dans ce temps-là ? — On envoyait le bois à l’eau, descendre le bois, démancher les jams. Dans ce temps-là, c’ta’ [c’était] des billots, y avait pas de pitoune. — Quelle longueur ? — Treize pieds. (Normand Lafleur, « Appendice III, Entrevue de N. Lafleur avec M. Wilbray grenier », La Drave en Mauricie, des origines à nos jours : histoire et traditions, Éditions du Bien public, Trois-Rivières, 1970, p. 149)

nom

SingulierPluriel
pitounepitounes

pitoune \pi.tun\ féminin

  1. (Québec) (Parfois péjoratif) Belle fille ou jolie femme.
    • As-tu vu la pitoune assise là-bas ?
    • Frédérick, un nageur, nul en mathématiques, mais qui est le prochain espoir sportif de son école. Par la force des choses, il est populaire et sort avec la pitoune de l’école. Mais il a besoin de voir autre chose et retourner à de vraies valeurs. (La Presse (Canada), 24 mars 2007)
    • Mon personnage, c’est pas juste une pitoune, c’est une fille qui a du caractère. (« L’Âge de la machine », Voir (journal), 28 juin 2007)

nom

pitoune \pi.tun\ féminin

  1. (Québec) (Désuet) Galette de sarrasin.
    • Les anciens cultivateurs mangeaient souvent de la pitoune, une galette faite avec de la grosse farine de sarrazin et de la mélasse. (Hector Berthelot, Montréal : le bon vieux temps, Tome 1, Librairie Beauchemin limitée, Montréal, 1924, p. 104)
    • En anglais, ça s’appelle BUCKWHEAT, au Canada on l’appellait Sarrasin ! « De la vraie “pitoune”, quoi ! va s’écrier Ti-Pierre, « avec un p’tit brin de sirop d’érable, c’est pas trop bête ! » (La Gazette de Joliette, 22 avril 1884, p. 2)

Pitoune
étymologie
Par analogie avec la pitoune, soit les billots de bois qu’on amenait aux scieries en les faisant flotter sur des cours d’eau.

nom propre

SingulierPluriel
pitounepitounes

Pitoune \pi.tun\ féminin

  1. (Québec) Manège de foire où l’on s’asseoit dans une embarcation en forme de billot de bois qui est tractée vers un sommet pour ensuite redescendre brusquement, le tout dans un canal d’eau.
    • Après les visites traditionnelles dans les pavillons, on les retrouvait tous à La Ronde où, comme monsieur-Tout-le-Monde, ils firent un tour de Pitoune et un tour de Gyrotron, au grand amusement de tous. (De jour en jour à l’Expo 67, service des relations publiques, Montréal, Expo 67)



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