potiner
étymologie
De potine (« chaufferette pour la veillée ») avec le suffixe verbalisant -er. Une thèse possible mais contestée relie potiner à la potine qu’apportaient en hiver les Normandes du XVIIe siècle lors de leurs réunions pour bavarder ; potiner aurait par la suite abouti à « commérer » par glissement sémantique.

verbe

potiner \pɔ.ti.ne\ intransitif conjugaison

  1. (familier) Faire des commérages.
    • ''Marie continue de potiner. Soudain, il n’y tient plus. Comme une bouffée de chaleur, l’amour passé lui remonte au cerveau. Il approche son bon mufle de l’oreille de sa voisine et il lui murmure de sa belle voix de contre-basse :/>— Me voici, merci ! (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts'', Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 184.)

    • Des gens traversaient l’Esplanade, se rendant à la gare ou en venant, tandis que des promeneurs flanaient[sic : flânaient] sous les marronniers et que des mamans potinaient en surveillant du coin de l’œil leur progéniture jouant autour des massifs fleuris. (Maurice Bastide, Une cible chasse l’autre, Librairie des Champs-Élysées, 1973, chapitre XII, orthographe laissée inchangée)
    • Tandis que les masseuses noires entrent en action, les moins bousculées trouvent le temps de manger et de potiner avec les concubines d'autres harems. (Jean-Louis Chardans, Les harems, Paris : Éditions Pygmalion, 1979)



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