racisme
étymologie
(Fin XIXe siècle) Dérivé de race avec le suffixe -isme.

nom

SingulierPluriel
racismeracismes

racisme \ʁa.sism\ masculin

  1. Conviction qu’on peut catégoriser les êtres humains en une série de races en se basant sur des critères physiques scientifiques, surtout quand cela s’accompagne d’une hiérarchisation, consciente ou inconsciente, entre ces races.
    • Le racisme est une théorie biologiquement sans fondement au stade où est parvenue l’espèce humaine, mais dont on comprend la généralisation par la nécessité, à tous les niveaux d’organisation, de la défense des structures périmées. (Henri Laborit, Éloge de la fuite, 1976)
    • À chaque fois qu’un groupe ou une personne est renvoyé à des traits supposés biologiques, à une altérité figée qu’on lui assigne, on est dans le mécanisme du racisme. Cette assignation n’est pas nécessairement négative et hostile, là encore le racisme fait système et ne se limite pas à des manifestations d’hostilité. {{source|Anne
  2. (Spécialement) Doctrine politique préconisant la domination d’une race (dite pure ou supérieure) sur les autres (dites impures ou inférieures).
    • […] actuellement les partisans extrémistes du racisme en Allemagne, ceux qui veulent revenir à une religion nationale et raciale, − nordique, − antérieure au christianisme, nourrissent pour le Saint-Empire la même aversion que pour le christianisme lui-même. Mais d’autre part cependant, c’est bien par la notion du Saint-Empire, matérialisée et devenue le privilège d’un peuple naturellement élu, que l’idéal politique du racisme germanique a chance de pénétrer aujourd’hui d’autres couches de la population allemande. (Jacques Maritain, Humanisme intégral, 1936, p. 158.)
  3. (Par extension) Attitude de mépris ou d’hostilité, individuelle ou collective, pouvant aller jusqu’à la violence, envers des individus en raison de leur race, de leur ethnie ou de leur culture.
    • Ce western de King Vidor est conforme à l'imagerie des années trente. Le racisme anti-indien, à l’époque, allait de soi. (Le Point, 11 décembre 1978, p. 39, col. 3)
    • En premier lieu, nous devons porter un autre regard sur l'avancée en âge, pour faire tomber aussi bien le racisme anti-jeune que le racisme anti-vieux, pour lutter contre l'isolement à tous les âges, et prendre soin des plus vulnérables : les bébés, les enfants, les personnes âgées, y compris celles qui sont touchées par des maladies neurodégénératives ou par un handicap. (« Présentation » de Vivre ensemble, jeunes et vieux, sous la direction de Catherine Bergeret-Amselek, Toulouse : éd. Eres, 2015)
    • Ce qui a inscrit le racisme dans les mécanismes de l'état, c'est bien l'émergence de ce bio-pouvoir. C'est à ce moment là que le racisme s'est inscrit comme mécanisme fondamental du pouvoir tel qu'il s'exerce dans les états modernes. Il n'y a gère de fonctionnement moderne de l'état qui, à un certain moment, à une certaine limite et dans certaines conditions, ne passe pas par le racisme. (Michel Foucault, Cours au Collège de France, 17 mars 1976)
    • Ainsi la colour-blindness réfute l'existence du racisme structurel et l'histoire de la domination raciale blanche. (Reni Eddo-Lodge, Le racisme est un problème de Blancs, (trad. Renaud Mazoyer), éd. Autrement, 2018 (ISBN 978-2-7467-4737-1), p. 107)

traductions


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