redouter
étymologie
Avec le préfixe re-, de l'ancien français douter (même sens).

verbe

redouter \ʁə.du.te\ transitif conjugaison

  1. Craindre fort.
    • Je redoutais une rixe. Une vraie bagarre avec coups de carafe, de chaise et pétarade de revolver. Il ne s'est rien passé. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Eh bien ! mon petit Fagerolle, ce gaillard là est redouté par les plus fortiches. (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette ↗, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 19)
    • Vers 1932, les banquiers commencèrent à redouter l'insolvabilité permanente des fermiers. Prenant peur, ils exigèrent le remboursement ou la saisie des gages. (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
    • Le Parlement et les jurats de la ville avaient beau faire, les esprits étaient tellement surexcités qu'on était en droit de redouter le pire. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Il redoutait probablement de ne plus lui convenir et de rentrer dans le rang, de reprendre le bissac du trimardeur. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 54)
    • Mais tous font état d'un système d'une complexité inouïe. […]. Un véritable labyrinthe de papier — pour ne pas dire de paperasserie — dans lequel ils redoutent de se perdre à jamais. (Olivier James, Reach: Le casse-tête des industriels, dans L'Usine nouvelle, n° 3195 du 3 juin 2010)
  2. (Par extension) Ne pas être à son aise dans.
    • L’actinobacille préfère donc de beaucoup les milieux légèrement alcalins et redoute les milieux acides. (XIVe Congrès international de médecine, Madrid, avril 23-30, 1903: Section de physiologie, physique et chimie biologiques, Imprenta de J. Sastre y ca., 1904, p.279)

traductions


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