rigolade
étymologie
De rigoler.

nom

SingulierPluriel
rigoladerigolades

rigolade \ʁi.ɡɔ.lɑd\ féminin

  1. (familier) Action de rire, de s'amuser librement.
    • Dans cette foule de jeunes gens, hommes et femmes, partout le sérieux, la décence; pas le moindre soupçon de rigolade bête ou vulgaire, de gaudriole, de grivoiserie, ni même de flirt. On respire partout une sorte de ferveur joyeuse. (André Gide, Retour de l'U.R.S.S. -1936)
    • Vois-tu, dans le monde entier, question rigolade et satisfaction, il n'y a que Paris qui compte, et dans Paris, Montmartre. (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
  2. (Par extension) Chose peu sérieuse.
    • Ce n'est pas moi qui traiterais la Révolution comme une rigolade, et qui promènerais le drapeau de nos pères comme un jouet (Jules Vallès, Le Bachelier, 1881.)
    • Tout le monde sait derrière les comptoirs, surtout en province, que les études d’un peintre, par exemple, ne sont qu’une vaste rigolade. Pour ce qui est des commencements littéraires d’un poète, c’est bien autre chose et on doit se garder d’y faire allusion devant les jeunes filles. (Léon Bloy, Exégèse des Lieux Communs, 1902.)
  3. Chose aisée à faire ou à supporter.
    • Réparer ça, c'est de la rigolade, je te le fais en cinq minutes!
    • — On se pèle le cul en Scandinavie, tu sais, ajouta Wilhelm. Les hivers de Weimar, c'est de la rigolade à côté des nôtres. (Johana Gustawsson, Block 46, éd. Bragelonne/Milady, 2016)

traductions


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