sainte-nitouche
étymologie
Par variante de sainte-n'y-touche. La locution apparait dans le chapitre XXVII du Gargantua de François Rabelais, en 1534, sous la forme de Saincte Nytouche

nom


sainte-nitouche \sɛ̃t.ni.tuʃ\ féminin

  1. (familier) Personne qui contrefait la sagesse ou la dévotion, qui affecte des airs d’innocence, de simplicité.
    • Je le répète, mille causes de ruine! La progéniture d'abord, puis l'imprévu qui vous entraîne, et, pour final et consolation, des héritages qui disparaissent sous un coup de filet comme dans l'affaire qui vous arrive avec cette sainte-nitouche d'Anversoise. (Caroline Gravière, « Sainte-Nitouche », chap. 7, dans Romans et Nouvelles, réunis par le Bibliophile Jacob, Paris : à la Société des Gens de Lettres, 1874, p. 386)
    • Quand il se trouvait, par hasard, qu’un d’entre eux fût compromis, en classe, dans une affaire de bavardage, discussion ou jeu défendu, il arrivait toujours, prenant un air de sainte-nitouche, à s’en tirer sain et sauf, tandis que les copains, eux, ne manquaient pas d’écoper pour lui. (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Dans la même dévotieuse série, sainte nitouche se comprend d'elle-même : « N'y touche. » A quoi ne touche-t-elle pas ?... Disons, essentiellement aux choses qui sont dans la braguette des messieurs, […]. (Claude Duneton, La Puce à l'oreille: Anthologie des expressions populaires avec leur origine, Le Livre de Poche, 2014)

traductions
  • anglais : prude
  • espagnol : mosquita muerta
  • russe : недотрога



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