salon
étymologie
De l’italien salone,  composé de sala et de -one voir salle, -on.

nom

SingulierPluriel
salonsalons

salon \sa.lɔ̃\ masculin

  1. (salles) Pièce, dans un appartement, dans une maison, qui est ordinairement plus grande et plus ornée que les autres, et qui sert à recevoir les visites.
    • Quelle diversité dans mes journées ! La classe de Louis-le-Grand, les palabres de l’œuf à la coque, ma cellule communiste du quai de Javel, le tennis d’Auteuil, le salon de Tante Reine, la bibliothèque de l’Oncle… (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
    • De jour, le corridor était dans la pénombre et c'est presque à tâtons qu'on trouvait la clinche du salon d'attente. (Georges Simenon, Le voyageur de la Toussaint, Paris : Gallimard, 1941, chap. 2)
    • Salon de musique.
    • J’imagine que cette pièce avait l’aspect mi-chapelle, mi-chambre d’amour qu’eurent si souvent les salons de musique de l’époque, avec leurs vitraux et leurs divans couverts de tapis turcs. Peut-être même y brûlait-on l’encens. (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 319)
  2. (Figuré) (surtout au pluriel) La bonne compagnie ; les gens du monde.
    • Une presse complaisante jusqu’à la servilité répandait dans le public, depuis les salons jusqu’aux mansardes, les idées les plus fausses et les plus dangereuses. (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), page 240, Bloud & Barral, 1883)
    • […]; le jour où ils ont suffisamment pénétré dans les sanctuaires de l’État, dans les salons, dans les lieux de plaisir, ils cessent généralement d’être révolutionnaires et parlent savamment de l’évolution. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.227)
    • Je ne sais si vous avez à *** d'aussi bons catholiques que nous en avons à Paris. Le fait est que les salons ne sont plus tenables. Non-seulement les anciens dévots sont devenus aigres comme verjus, mais tous les ex-voltairiens de l'opposition politique se sont faits papistes. (Prosper Mérimée, Lettres à une inconnue, Paris : chez Lévy frères, 2e éd., 1876, vol. 2, p. 155,)
    • Ainsi la télévision publique est-elle un thème de débat, une posture obligée, une rhétorique de salon qui mériterait de figurer dans les mythologies des couches cultivées. (Monique Dagnaud, L’État et les Médias: Fin de partie, Éditions Odile Jacob, 2000)
  3. Lieu où se fait l’exposition annuelle des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, etc., des artistes vivants.
    • Il a exposé ce tableau au dernier salon.
    1. (Par extension) Cette exposition elle-même.
      • L’ouverture, la clôture du salon.
      • Il a exposé ce tableau au dernier salon.
    2. (Par extension) Les comptes-rendus de l’exposition.
      • Les salons de Diderot.
      • Ce critique fait le salon dans tel journal.
  4. (analogie) Toutes sortes d’expositions périodiques, ordinairement annuelles.
    • Le salon de l’automobile.
    • Le salon de l’aviation.

traductions
traductions
Salon
nom propre

Salon \sa.lɔ̃\

  1. (Géographie) Commune française, située dans le département de l’Aube.
  2. (Géographie) Commune française, située dans le département de la Dordogne.
  3. Ancien nom officiel de Salon-de-Provence, commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône.



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