sarcasme
étymologie
(XVIe siècle) Du latin sarcasmus désignant cette figure de rhétorique. Dérivé du grec ancien σαρκασμός, de σαρκάζω, sarkazô (« arracher la chair, montrer les dents à quelqu'un pour s'en moquer ») voir sarco-, -isme.

nom

SingulierPluriel
sarcasmesarcasmes

sarcasme \saʁ.kasm\ masculin

  1. Raillerie amère et cruelle ; ironie méchante, mordante, acerbe.
    • Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la penſée ne doit pas être entendue littéralement comme elle eſt énoncée, mais qui laiſſe apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ſeulement plus ſenſible & plus intéreſſant par la Fiction même. De là naissent l’Hyperbole, la Litote, l’Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l’Interruption, le Dialogiſme, l’Épanorthoſe, l’Épitrope, & l’Ironie ; celle-ci ſe ſoudiviſe, à raison des points de vûe ou des tons, en ſix eſpèces ; ſavoir, la Mimèſe, le Chleuaſme ou Perſifflage, l’Aſtéiſme, le Charientiſme, le Diaſirme, & le Sarcaſme. (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
    • Veut-on avoir la preuve de la parfaite inutilité de tous les livres de morale, de sermons, etc. ? Il n’y a qu’à jeter les yeux sur le préjugé de la noblesse héréditaire. Y a-t-il un travers contre lequel les philosophes, les orateurs, les poètes, aient lancé plus de traits satiriques, qui ait plus exercé les esprits de toute espèce, qui ait fait naître plus de sarcasmes ? (Chamfort, Maximes et Pensées, I, 15, éd. Bever, 1923)
    • Dès les premières attaques, elle couvrit de sarcasmes plaisants Caylus et ses alliés. {{source|
    • Antoine passa le nez en l’air, apostolique, indifférent aux sarcasmes de ces populations rurales à peine frottées de civilisation. (René Fallet, Le Triporteur, chapitre 11, Éditions Denoël, Paris, 1951)
synonymes
traductions


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