servage
étymologie
De l’ancien français servage.

nom

SingulierPluriel
servageservages

servage \sɛʁ.vaʒ\ masculin

  1. Condition du serf.
    • Le laboureur, lui, restait dans le servage; il pliait sous le joug de son seigneur ou de son créancier. (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
    • Ravi d’être sorti de servage, enchanté de se trouver homme libre et propriétaire, Gurth sauta sur ses pieds et bondit deux fois presque à la hauteur de sa tête. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Les contrevenants aux lois du servage et les criminels encouraient de sévères punitions : de 100 à 1000 coups de fouet, selon l’offense ; amputation de main, de jambe ou des yeux pour les crimes les plus graves. (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n°66, p.5, été 2008)
  2. Esclavage ; servitude.
    • Ensuite - lorsque, avec la découverte de l’élevage et de l’agriculture, un homme sut produire davantage qu'il ne lui fallait pour vivre - les vainqueurs trouvèrent plus commode de réduire les vaincus au servage et de les faire travailler pour eux. (Errico Malatesta, Le Programme anarchiste,)
  3. Soumission.
    • Je vous dois un guerdon, car vous êtes demeuré longtemps près de moi en amoureux servage, répondit Valérie en rougissant; approchez, gentil troubadour. (Élie Berthet, « Le Château de Montbrun », chap. 12, dans L'Écho des feuilletons, 16e année, Paris, 1855, p. 60)

traductions


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