souiller
étymologie
(XVIe siècle) De l’ancien français soil, souil, « abîme de l’enfer ; bourbier » (voir souille), du latin solium, « baquet », avec la désinence -er#fro|-er. (XIIe siècle) soillier.

verbe

souiller \su.je\ transitif ou pronominal conjugaison (pronominal : se souiller)

  1. Gâter, salir.
    • Souiller ses vêtements, ses mains de boue, de sang.
    • Souiller ses mains du sang innocent : (Figuré) Faire mourir un innocent.
    • Souiller le lit nuptial, la couche nuptiale : (Figuré) commettre un adultère.
    • Je ne souillerai pas ma plume en rapportant de pareilles horreurs.
    • Évidemment j’aurais mieux aimé te demander comme une chose sans importance de renoncer à « Une Nuit de Cléopâtre » (puisque tu m’obliges à me souiller les lèvres de ce nom abject) dans l’espoir que tu irais cependant. (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, pages 134-135)
  2. Rendre impure une personne ; profaner, violer une chose sacrée.
    • C'est la pauvreté d'esprit qui purifie le cœur des ordures dont les richesses l’ont souillé. (Instruction chrétienne sur les huit Béatitudes par demandes et réponses, Paris : chez Witte & chez Henry, 1732, page 286)
    • Nul doute que le dieu pur, Apollon, ne s'entoure surtout de purificateurs. Le sang d'un monstre l’a souillé. Il lui faut, à lui comme à un être mortel, des cérémonies expiatoires. (Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne ou histoire, partie mythologique, Paris : chez l'auteur, 1832, vol. 53, page 542)
  3. Avilir, flétrir, salir une personne, ses attributs, ses affects.
    • Souiller sa gloire par des cruautés.
    • Souiller son honneur, sa vie, sa réputation.
synonymes
traductions
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