tapir
étymologie
(Nom) Du portugais tapir, lui-même du tupi tapiíra.
(Verbe) Du frk tappjan (« fermer, enfermer »).

nom

SingulierPluriel
tapirtapirs

tapir \ta.piʁ\ masculin

  1. (zoologie) Espèce d’ongulé périssodactyle d’Amérique tropicale ou d’Asie, qui a nez long et qui est nocturne.
    • Nous […] surprenions tous les secrets de la jungle : la goinfrerie du tapir qui, sitôt réveillé, se mettait à avaler des fourmis ; […]. (Albert Londres, L'Homme qui s'évada, p.167, Les éditions de France, 1928)

traductions
nom

SingulierPluriel
tapirtapirs

tapir \ta.piʁ\ masculinNote: En ce sens, il prend le féminin : tapiresse, et autrefois, tapirine.

  1. (FR) (Argot de l’école normale supérieure) Client de cours particuliers donnés par un normalien.
    • Le tapir type doit être recalé plusieurs fois à son bachot, doit avoir été mis à la porte de divers établissements, et doit posséder une grand-mère qui l'a fait travailler dans son enfance. La jeune tapiresse fréquente des écoles libres où l'on ne va en classe qu'une fois par semaine, […]. (Robert Brasillach, Œuvres complètes, vol.6, Club de l'honnête homme, 1955, p.74)
    • — C'est ça. il s'agit d'une leçon qu'il doit me procurer.
      — Un tapir ?
      — Oui. Imaginez-vous que je me suis amené à Paris le 6 octobre au lieu du 30 comme je comptais le faire, soi-disant pour prendre possession d'un tapirat.
      (Jules Romains, « Crime de Quinette », 1932, dans Les Hommes de bonne volonté, tome 1, éd. Flammarion, 1958, p. 267)
    • En langage normalien, cet élève normand était un tapir avant la lettre, nom de chose, masculin ; au féminin : tapiresse, et autrefois tapirine : collégien, lycéen, ou étudiant généralement candide (et quelquefois plus âgé que son professeur), qui prend des leçons avec un normalien, et constitue l'objet d'un commerce contribuant à l'équilibre budgétaire. (Richard Moreau, Pasteur et Besançon: naissance d'un génie, 2010, L'Harmattan, p. 206)

verbe

tapir \ta.piʁ\ pronominal conjugaison (pronominal : s’tapir)

  1. Se cacher en se tenant dans une posture ramassée.
    • Du reste, ces affreuses bourrasques sont bien connues des naturels, (…). Ils en redoutent les effets, et, pour s’y soustraire, ils se réfugient dans leurs cavernes ou se tapissent dans leurs huttes. (Voyage de Dumont d’Urville autour du monde raconté par lui-même, 1829)
    • Il obliqua de suite à gauche, montrant le chemin à sa maîtresse, puis, vint se tapir sous un buisson épais. (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 656)
    • Hannibal, épouvanté par la sonorité étrange de son propre nom, s’alla tapir sous une bibliothèque dans un espace si petit qu’un rat n’y eût pas tenu. (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 239.)

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