tarir
étymologie
Emprunté au frk tharrjan « sécher »[1]. À comparer avec l’anglais thirst et l’allemand Durst ou encore avec le latin torreo.

verbe

tarir \ta.ʁiʁ\ transitif ou intransitif conjugaison

  1. Mettre à sec.
    • Tarir un puits.
    • Tarir un étang.
    • La grande sécheresse a tari toutes les fontaines.
    • C’est une source que l’on ne saurait tarir.
    • Cette fontaine s’est tarie.
    • Les grandes chaleurs ont fait tarir les ruisseaux.
    • Une source qui ne tarit jamais.
    • Un puits qui ne tarit pas.
  2. (Figuré) Épuiser.
    • C’est pourquoi la meilleure part de notre mémoire est hors de nous, dans un souffle pluvieux, dans l’odeur de renfermé d’une chambre ou dans l’odeur d’une première flambée, partout où nous retrouvons de nous-même ce que notre intelligence, n’en ayant pas l’emploi, avait dédaigné, la dernière réserve du passé, la meilleure, celle qui, quand toutes nos larmes semblent taries, sait nous faire pleurer encore. (Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, in À la recherche du temps perdu, t. II, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1988, page 4)
    • le 1er octobre 326, Constantin prescrivit de commuer en travaux forcés ad metalla les condamnations ad bestias et tarit de sa principale ressource le recrutement de la gladiature. (Jérôme Carcopino, La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire, Hachette, 1939, p.286.)
    • Le mauvais état des affaires a tari les ressources de ce commerçant.
    • La miséricorde de Dieu est une source inépuisable qui ne tarit point.
    • Ne pas tarir sur un sujet, En parler sans cesse, y revenir souvent.
    • Il ne tarit pas sur votre éloge.
    • Quand il parle de vous, il ne tarit pas.

traductions
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