torpiller
étymologie
(1904) De torpille. Le sens d’« attaque sournoise » apparaît en 1897.

verbe

torpiller \tɔʁ.pi.je\ transitif conjugaison

  1. Faire sauter à l’aide d’une torpille.
    • La prochaine guerre sera gagnée au bout du compte par les sous-marins et les avions, et nous devrions dépenser plus d’argent à les développer qu'à gaspiller nos ressources en construisant des dreadnoughts dont la seule fonction est de torpiller les cuirassés allemands et de se faire torpiller leur tour. (David Lodge, Un homme de tempérament, Éditions Rivages, 2013)
  2. (Figuré) Médire, calomnier quelque chose ou quelqu’un.
  3. (Figuré) Faire échouer un projet, une entreprise, de façon soudaine.
    • De son côté, la direction et une partie du conseil d’administration estiment qu’un petit groupe de bénévoles agissant par rancœur veut « torpiller » l’association. (Démissions, subvention amputée, gouvernance mise en cause : crise ouverte chez Wikimédia France)
  4. (Figuré) (vieilli) Attaquer sournoisement, faire échouer par des manœuvres occultes.
    • En Allemagne aussi, la caste militaire essaie de torpiller la paix. (Roger Martin du Gard, Cahiers Roger Martin du Gard, tomes 1 à 2, Centre international de recherche sur Roger Martin du Gard, Gallimard, 1989)
  5. (Médecine militaire) Appliquer le torpillage à un patient.
    • On peut être tranquille maintenant ; Deschamps ne sera pas torpillé, et nul autre blessé, grâce à lui, ne sera plus jamais torpillé, au moins contre sa volonté. (Paul Meunier, Le Droit des blessés, Paris, Paul Ollendorff, 1916, p.62)
  6. (Militaire) Tirer, pendant un assaut, sur un membre de son propre camp.

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