trappe
étymologie
De l’ancien français trape, de l’ancien bas francique trappa « pas, piège » (cf. néerlandais trap « coup de pied ; escalier »), que l'on peut déduire du latin médiéval trappa ; apparenté à l’allemand Treppe « escalier », au norvégien régional tropp « marche d’escalier » ; l'anglais trap a conservé le sens original de « piège » ; voir trépigner.

nom

SingulierPluriel
trappetrappes

trappe \tʁap\ féminin

  1. Sorte de porte posée horizontalement sur une ouverture au niveau du sol.
    • Au bout de vingt minutes, ils découvrirent une espèce de trappe. Des cris faibles et inarticulés se faisaient entendre au-dessous. [… ] Ce ne fut qu’après un temps assez long et avec des peines infinies qu’ils parvinrent à lever la trappe. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
  2. (Par extension) Cette ouverture elle-même.
    • Monter dans un grenier par une trappe.
  3. Sorte de porte, de fenêtre qui se hausse et qui se baisse dans une coulisse.
    • Fermer la trappe du colombier. Aux cages des bêtes féroces il y a ordinairement des trappes.
  4. Plaque de tôle, de fonte placée dans une cheminée pour la fermer à l’occasion.
    • Baisser la trappe.
  5. (chasse) Trou que l’on fait en terre et que l’on couvre d’une bascule ou de branchages et de feuillages, afin qu’une bête sauvage, venant à passer sur la bascule ou sur les branchages, tombe dans le trou.
    • Ces trappes consistaient uniquement en lourds madriers, supportés sur un 4 formé de trois morceaux de bois, disposés dans un équilibre instable, et dont le moindre attouchement provoquait la chute. C'était, sur une grande échelle, la trappe même que les oiseleurs tendent dans les champs. L'extrémité du morceau de bois horizontal était amorcée au moyen de débris de venaison, et tout animal de moyenne taille, renard ou martre, qui y portait la patte, ne pouvait manquer d'être écrasé. Telles sont les trappes que les fameux chasseurs, dont Cooper a si poétiquement raconté la vie aventureuse, …. (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
  6. Maison de trappistes. voir Trappe
    • Se retirer dans une trappe.
  7. (Architecture des ordinateurs) Interruption émise par le processeur en réaction à la détection par le matériel d'une erreur logicielle.
    • Aussi, de la même manière que pour les interruptions, une trappe est caractérisée par un numéro et un gestionnaire de trappe lui est associé, dont l’adresse en mémoire est rangée dans la table des vecteurs d’interruptions. (http://desvigne.org/cours/NSY-103/NSY-103--notes_de_cours1.0b.doc)
  8. (Par extension) (Québec) (vulgaire) La bouche.

traductions
traductions
forme fléchie

trappe \tʁap\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de trapper.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de trapper.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de trapper.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de trapper.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de trapper.

Trappe
nom propre

Trappe \tʁap\ féminin invariable

  1. Ordre des trappistes.
    • Aller, entrer à la Trappe.
    • De l’amour du plaisir, et c’est le sensuel qui est enfermé à la Trappe. De l’instinct sexuel, et c’est le débauché que son vice mène au sort d’Abélard… (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929) }{#if:{#if:| (OCLC {} ↗)}}, page 257}}
  2. (Par extension) Maison de trappistes.
    • Se retirer dans une Trappe.
    • Mais, autant que je puis me le rappeler, les Trappes sont elles-mêmes divisées et ne vivent point sous une discipline uniforme. (Joris-Karl Huysmans, En route (roman), 1895)



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