triomphe
étymologie
Du latin triumphus. (XIIe siècle) triumphe.

nom

SingulierPluriel
triomphetriomphes

triomphe \tʁi.jɔ̃f\ ou \tʁi.ɔ̃f\ masculin

  1. (Antiquité) Honneur accordé chez les Romains à des généraux d’armée après de grandes victoires, et qui consistait à faire une entrée pompeuse et solennelle dans Rome.
    • La joie des Anglais fut proportionnée au danger qu’ils avaient couru. Ils célébrèrent leur victoire par une fête que l’on a comparée aux triomphes romains. (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, p. 14)
    • Tout général, ayant droit à un triomphe (défilé de ses légions victorieuses dans Rome), est accompagné d'un esclave lui répétant à l'oreille : « La roche Tarpéienne est proche du Capitole. » (Philippe Moreau Defarges, L'Histoire du monde : Pour les nuls, First Éditions, 2010)
  2. (Figuré) Accueil avec de grandes démonstrations de joie, d’enthousiasme, etc.
    • Son entrée fut un triomphe, un véritable triomphe.
  3. (courant) Victoire, grand succès militaire.
    • Jamais je n’admirai rien de si héroïque, et David, quand il eut tué Goliath, ne dut pas avoir l’air plus enivré de triomphe. (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Les triomphes de ce général. — Les triomphes d’Alexandre.
  4. (courant) Succès éclatant qu’on obtient dans les lettres, dans les arts ; et plus généralement tout avantage signalé qu’on obtient sur quelqu’un.
    • Le triomphe du rationalisme ne fut pas aussi grand, mais il le fut autant qu’il pouvait l’être. Descartes eut le bonheur de rencontrer deux adversaires puissants, Gassendi et Hobbes, l’un le plus érudit et le plus habile, l’autre le plus radical et le plus conséquent des sensualistes. (Jules Simon, Introduction de « Œuvres de Descartes », édition Charpentier, Paris, 1845)
  5. (Par extension) Chose où quelqu’un excelle, où il réussit particulièrement.
    • En parlant à tour de rôle devant le microphone, nous aurions dû dire que notre victoire était celle de la technique aéronautique française et de la météorologie, beaucoup plus que le triomphe de deux hommes. (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
  6. (Figuré) Victoire qu’une chose remporte sur une autre.
    • À la vérité, on ne voit pas les hommes se réunir entre eux, à l’écart des femmes, pour la plus grande, gloire et le triomphe du bon sens. {{source|
  7. (Poétique) Grands effets.
    • Le triomphe de l’amour, le triomphe de la beauté. — Le triomphe de l’éloquence.
  8. (cartes) Ancien jeu de cartes français du XVe siècle à deux joueurs.
  9. (cartes) Nom de l’atout dans le jeu de carte qui porte le même nom.

traductions
forme fléchie

triomphe \tʁi.jɔ̃f\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe triompher.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe triompher.
    • Le cygne devient une des images fin-de-siècle violemment ironiques de la faillite de l’éros romantique, triomphe malgré lui du désir narcissique transposé, sadicisé, ange violé de Sodome que nul Dieu ne venge. (Alain Niderst, L’animalité : hommes et animaux dans la littérature française, 1994)
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe triompher.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe triompher.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe triompher.



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