mie
étymologie
(Nom 1, Adverbe) Du latin mica.
(Nom 2) Réanalyse (métanalyse ou mécoupure) de m’amie comme ma mie. Voir l'occitan mia.

nom

SingulierPluriel
miemies

mie \mi\ féminin

  1. (boulangerie) Miette, habituellement de pain.
  2. (Par extension) (boulangerie) Partie molle qui est à l'intérieur du pain.
    • Il ricana, occupé à modeler dans la mie de pain un petit caniche. (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 327)
    • Roulée en boulettes, la mie devient un projectile de la famille des balles. Mâchée avec de la salive, elle acquiert des vertus conglomérantes. Un pantin de papier, fixé à une boulette par un fil, peut se coller au plafond et y exécuter les mouvements du pendu. (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 125)
    • Le pain à mie compacte et bise, à la croûte épaisse couleur de couque, sent la farine honnête. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
traductions
  • allemand : Krume féminin
  • anglais : crumbs pluriel
  • espagnol : miga féminin
  • italien : mollica
  • russe : крошка

nom

mie \mi\ féminin singulier

  1. (vieilli) Forme affectueuse d’amie après ma#fr-adj-pos|ma, ta#fr-adj-pos|ta ou sa#fr-adj-pos|sa, avec déglutination de la voyelle initiale.
    • Les yeux de ma mie versent de morbides pâmoisons, de câlines stupeurs ! (Joris-Karl Huysmans, Ballade en l’honneur de ma tant douce tourmente, 1874)
    • Dans une minute, tu hurleras, ma mie !… (Octave Mirbeau, Le Calvaire - VII, 1886)

adverbe

mie \mi\ invariable

  1. (vieilli) (Régionalisme) Exprime la négation avec ne#fr|ne. pas#fr-adv|Pas.
    • Je n’entains mie che baragoin-là. (Molière, Monsieur de Pourceaugnac, II, 10,)
    • Il y en avait un qui était si petit qu’il n’était mie plus grand que le petit doigt ; on l’appela le Petit Poucet ; […] (Charles Deulin, ''Fable ou conte lorrain dans Les Contes de ma mère l’Oye avant Perrault, 1878)
    • Je ne suis mie pressé, répondit l’autre, un peu refroidi par la présence d’un étranger. (Charles Deulin, Cambrinus)
    • Et messieurs de l’Académie / Ne me le pardonneraient mie (Scarron ''Gigantom, III, 1648)
    • Je ne la voit mie, et pourtant je brûle pour elle (Richelet, 1680)
    • De tous ces potins mondains, je me préoccupe mie (Marcel Proust, Sodomme et Gommorrhe II, 1922, Edition livre de poche 1993, p. 412)



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