mythe
étymologie
Du latin mythos, lui-même emprunté au grec ancien μῦθος.

nom

SingulierPluriel
mythemythes

mythe \mit\ masculin

  1. Récit fabuleux contenant en général un sens allégorique.
    • […] : l’Atlantide. Que cette contrée ait existé, cela est hors de doute. Mais il paraît certain qu’elle avait déjà disparu, bien avant l’apparition de l’homme sur la terre, et que la prétendue races des « Atlantes » n’est qu’un mythe. (René Thévenin & Paul Coze, Mœurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e éd., page 15)
    • En général, les intellectuels arabes musulmans, y compris ceux de gauche, ne sont pas parvenus à rappeler à leur public que la laïcité en politique était à l’ordre du jour dans l’histoire islamique après Mahomet ou après ses prophéties, contrairement aux mythes de l’historiographie islamique […]. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 109)
    • Vêtus de feuilles, les derniers bardes folklorisaient à l'envi, mais le goût des mythes, la mise en place des aventures, des épopées, l'instinct d'aller voir dans les âmes désertaient la lande […]. (Charles Le Quintrec, La Bretagne de Charles Le Quintrec, Éditions C. Bonneton, 1984, p. 118)
  2. (familier) (Par analogie) Chose dont on entend parler mais qu’on ne voit jamais.
    • Troisième mythe, celui de la voiture autonome. Depuis quelques mois une petite musique s’insinue dans nos oreilles. La technologie supposée révolutionner le monde de l’automobile n’est pas près de sortir de sa phase de test. (High-tech : « les trois mythes technologiques de 2019 »)
  3. (Par extension) Construction intellectuelle qui permet la cohésion d'un groupe humain ou son action.
    • On peut indéfiniment parler de révoltes sans provoquer jamais aucun mouvement révolutionnaire, tant qu’il n’y a pas de mythes acceptés par les masses ; […]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, page 38)
    • Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe. (Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte : Disparition ou mutation, Albin Michel, 2007, chapitre 2)
    • C'est cette rupture dans le savoir — […] — qui a fait de Galilée le symbole même du scientifique, et comme toute figure emblématique, une part de mythe lui est rattachée (on lui attribue notamment cette fameuse phrase — qui précisément n'aurait pas été murmuré — juste après sa condamnation « Et pourtant elle tourne » comme preuve de sa ténacité scientifique). (Muriel Montagut, « Des sciences et des hommes », dans La recherche clinique en sciences sociales, sous la direction de Vincent de Gaulejac, Florence Giust-Desprairies & Ana Massa, Toulouse : Eres, 2014)
    • Mythologie du village français ? Oui, complètement ! C’est même drôle à quel point nous recouvrons la réalité par des métaphores et des mythes. Actuellement, ce sont l’image de la guerre et de l’abri qui dominent. (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine.)
  4. (familier) Personne connue et admirée de tout le monde grâce à son prestige.
    • Le proviseur est un mythe au collège.

traductions


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