relayer
étymologie
(XIIe siècle) Attesté sous la forme relaire, relaier, formé de re- et de l’ancien français laier d’origine discutée, mais probablement sans rapport avec laisser#fr|laisser ; voir l’hésitation sur la graphie de relai#fr|relai, relais#fr|relais.

verbe

relayer \ʁə.le.je\ ou \ʁə.lɛ.je\ transitif ou intransitif conjugaison (pronominal : se relayer)

  1. (Désuet) Prendre des relais de chevaux frais.
    • Nous relayâmes à tel endroit.
    • Un cocher qui va relayer.
    • Vous ne sauriez faire une si grande traite en un jour sans relayer.
    • Au train dont nous allions, nous eûmes bientôt gagné Aarberg, petite ville très-pittoresque sur l’Aar, où nous devions relayer. (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 41)
    • Entre Ameyugo et Cubo, petites bourgades insignifiantes, où l’on relaye, le paysage est extrêmement pittoresque. (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
  2. Remplacer quelqu’un dans son travail, dans son occupation.
    • Ils se relayaient pour tourner la manivelle de la magnéto — une grosse « gégène ». (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • Sa mère et elle relaieront les autres pour les oraisons de nuit ! (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • On envoyait de deux heures en deux heures cinquante pionniers relayer ceux qui travaillaient.
    • Il avait tant d’ouvriers qui se relayaient l’un l’autre.
    • Se relayer auprès d’un malade.
  3. (En parlant d'un satellite de télécommunication, d'une station de radio ou de télévision) Retransmettre une émission.
    • Le poste de Paris (École supérieure des P.T.T.) a relayé fréquemment les programmes en provenance de Prague, Vienne et Berlin. (Annuaire radio, 1933)
  4. (hippisme) Prendre la place d'un cheval en tête d'une course hippique.

traductions


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