suif
étymologie
De l’ancien français seu issu du latin sebum qui donne aussi l’italien sego et l’espagnol sebo. La formation du mot français, depuis le latin, aurait dû donner sief, seif ou soif et l’on peut imaginer une désambiguïsation sémantique ancienne pour éviter l’homonymie.

nom

SingulierPluriel
suifsuifs

suif \sɥif\ masculin

  1. Graisse de certains animaux, dont on se sert principalement pour faire des chandelles et des bougies.
    • Le suif de mouton mêlé à celui du bœuf, sert à faire des chandelles : on s'en sert pour les pommades & pour les onguents. (L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
    • A travers les plantes et la fournaise des bougies, elle verra parfaitement le défilé. Mais, en attendant, toutes ces flammes répandent une odeur désagréable de suif et de fumée. (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 235.)
    • Donner du suif à un bâtiment. (marine) Enduire sa carène d’un mélange de suif, de brai et de soufre fondus ensemble.
    • Arbre à suif, (botanique) Arbre de Chine dont les graines sont recouvertes d’une huile qui sert à faire des chandelles.
  2. (argot) (Paris) Argent.
  3. (argot) grabuge#fr|Grabuge.
    • Alors, qui nous contraint à ce carême forcé ? Qui est responsable de tout ce suif ? Bref, qui escamote le beurre ? (« Qui escamote le beurre ? A en croire de plus doctes, ce serait à cause du marché »)

traductions


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