effronterie
étymologie
(XVIIe siècle)  Composé de effronté et de -erie.

nom

SingulierPluriel
effronterieeffronteries

effronterie \e.fʁɔ̃.tʁi\ féminin

  1. Caractère, attitude de celui qui est effronté.
    • … nous entendions la respiration des chèvres. Il y en eut même quelques-unes qui pénétrèrent dans notre logis et qui s’y installèrent malgré nous, avec l’effronterie drôle propre à leur espèce. (Isabelle Eberhardt, Dans la dune,)
  2. Manière d’agir, de parler de celui qui est effronté.
    • M. Clausel prit la parole, et il eut l’effronterie de déclarer qu’aussitôt que la Chambre serait prorogée, il imprimerait un Mémoire à ce sujet. (Jacques Barthélemy Salgues, Les mille et une calomnies, chez J.G. Dentu, 1823, page 161)
    • (…) une vieille dame en chapeau jaune, à mine basse de pourvoyeuse, et deux mineures, deux fillettes de treize ou quatorze ans, déhanchées, d’une effronterie gênante. (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
    • Culotté le corvidé ! qui n'hésitait pas à tirer les plumes de la queue du convive pour le forcer à s'éloigner. Vite lassé par tant d’effronterie, l'aigle noir s'est brutalement retourné, bec grand ouvert, ailes déployées, au comble de l'irritation. (Patrice Costa, L’Étang-roi, Paris : Éditions Messene & Jarville-la-Malgrange : J. de Cousance, 1997)



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