pontife
étymologie
Du latin pontifex.

nom

SingulierPluriel
pontifepontifes

pontife \pɔ̃.tif\ masculin

  1. Personne revêtue d’un ministère sacré ; ministre d’une religion.
    • Jules II, d'un naturel violent et emporté, réussit dans toutes ses entreprises, sans doute parce que les circonstances dans lesquelles ce pontife gouvernait l'Église demandait un prince de ce caractère. (Machiavel, Le prince - traduit par Guiraudet-)
    • Enfin le prince mongol résolut d'inviter le suprême pontife, le grand lama, Bouddha en personne, à se rendre dans ses états. (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • Ils célébrèrent le 20 prairial (8 juin) la fête de l’Être suprême. Robespierre, président de la Convention, servit de pontife à cette fête. (Alfred Barbou ↗, Les Trois Républiques françaises ↗, A. Duquesne, 1879)
    • Voilà le cardinal de Noailles et l'engeance quenelliste écrasés sous les pieds du plus grand pontife qui ait paru sur la chaire de Rome. (Abbé Wladimir Guettée, Histoire de l'église de France, t.11, Paris, Jules Renouard & Cie, 1856, p.279)
  2. (Dans le style oratoire ou poétique) Tout ecclésiastique, sans égard à son rang dans la hiérarchie générale.
    • Le trafic des indulgences, qui devenait toujours plus intolérable, ne causa pas moins de préjudice à la cour romaine. Les pontifes français […] dispensèrent, à un prix excessif, toutes sortes de permissions scandaleuses. (Emile Guers, Histoire abrégée de l’Église de Jésus-Christ, 1850, page 320)
  3. (Figuré) (familier) (ironique) Personne qui a des manières, un ton solennel et emphatique.
    • Dès que Dieu et les pontifes de l’économie politique interviennent, on peut être assuré que l’injustice et l’inégalité prévalent. (Alfred Naquet, Vers l’union libre ↗, E. Juven, Paris, 1908)
    • Le beau raisonnement de ces messieurs, des pontifes du devoir social, suppose que la violence ne pourra plus augmenter, […]. Malheureusement pour ces grands penseurs, les choses se passent tout autrement. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.263)
synonymes
traductions


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