pantalonnade
étymologie
De Pantalon/pantalon, avec le suffixe -ade.

nom

SingulierPluriel
pantalonnadepantalonnades

pantalonnade \pɑ̃.ta.lɔ.nad\ féminin

  1. Bouffonnerie, postures comiques, semblables à celles d’un pantalon, d’un farceur.
    • Les parades bien plus réjouissantes des courtisans étaient restées sans effet […] sans que tant de merveilleuses pantalonnades pussent seulement éclaircir son beau front. (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle)
  2. (Par extension) Subterfuge ridicule pour sortir d’embarras.
    • Il s’en est tiré par une pantalonnade.
  3. Fausse démonstration de joie, de douleur, de bienveillance.
    • Tout plutôt que cette pantalonnade au nom d'un passé légendaire et d'un pays perdu ! (Henri Troyat, Aliocha, Flammarion, 1991, p. 103)
    • Sa joie, sa douleur, l’intérêt qu’il feint de porter à votre affaire n’est qu’une pantalonnade.
    • Le deuil qu’il affiche est une sinistre pantalonnade.
  4. Fausse démonstration de connaissances.
    • On n’y prouvait pas la divinité de Jésus-Christ par Mahomet ou par la bataille de Marengo. Ces pantalonnades théologiques, qu’on faisait applaudir à Notre-Dame, à force d’aplomb et d’éloquence, n’avaient aucun succès auprès de ces sérieux chrétiens. (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 126.)
  5. Réalisation pitoyable.
    • [...], c’était un endroit artificiel, recréé, à l’écart des flux authentiques du commerce mondial, une pure pantalonnade touristique. (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 273.)

traductions
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