trafic
étymologie
(1339) Apparait sous la forme traffic [1] et le sens de « commerce » de l’italien traffico, déverbal de trafficaretrafiquer »).
Emprunté dès 1506, sans doute à la fois au vénitien et au français, l’anglais traffic a développé le sens de « circulation véhiculaire ou piétonnière » et est considéré par certains comme un anglicisme lorsqu'il apparaît en français.

nom

SingulierPluriel
trafictrafics

trafic \tʁa.fik\ masculin

  1. Négoce, commerce de marchandises.
    • [Il] n'est peut-être pas moins dévoyé que le fils du notaire, à Rouen, qui comparaît devant les Assises pour un vol d'auto, une affaire de carambouillage ou un trafic de stupéfiants. (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p.77)
    • Le trafic des cuirs, des porcelaines, des grains.
    • Il fait un grand trafic en Espagne, en Angleterre.
  2. (Spécialement) Commerce illicite ou clandestin.
    • Il s'entretient ainsi avec Howard Vincent, le directeur du département criminel de Scotland Yard, qu'il interroge sur le fonctionnement du trafic prostitutionnel, mais qu'il informe également de son enquête dans les bas-fonds de Londres. (William Thomas Stead, Pucelles à vendre, Londres 1885, Paris : Edouard Dentu, 1885 & Paris : Alma, 2013)
    • Catholique ardente, Madame Lemonnier allait régulièrement à la messe prier la Sainte Vierge de l'aider dans ses petits trafics, marché noir à la petite semaine, trocs, échanges de services. (Evelyne Krief, Enfance interdite ou La petite Marrane, page 112, L'Harmattan, 1997)
    • Ali et moi déambulons sous le tablier du métro aérien qui abrite, entre les étals du marché, les bicraves, les petits trafics du trabendo, […]. (Jack-Alain Léger, Tartuffe fait ramadan, page 30, Denoël, 2003)
    • Le second de ces personnages est un médecin marron, qui s'était fait pincer deux fois dans un trafic d’héroïne. (Lucien Rebatet, Les deux étendards, tome 2, Éditions Gallimard, 1951, p. 503)
  3. Volume de la circulation des marchandises, véhicules, etc.
    • Il y a un trafic de passants, de fêtes, de ces enterrements arabes glapissants qui trottent comme des champions de marche. (Paul Nizan, Aden Arabie, chap. IX, Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960)
    • L’artillerie américaine établie sur la rive ouest de chaque côté de nos positions bat le fleuve entièrement et interdit tout trafic. (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.226)
    • Les études révèlent un risque d'écrêtement du trafic ferroviaire dès 2025, lorsque la demande est la plus critique, c'est à dire le vendredi soir à l'heure de pointe. (LGV Paris-Orléans Clermont-Ferrand-Lyon, Dossier du maître d'ouvrage ; Débat public, Octobre 2011-Janvier 2012, page 49)
  4. (Figuré) (Péjoratif) Profit qu’on tire de certaines choses.
    • Le trafic des indulgences, qui devenait toujours plus intolérable, ne causa pas moins de préjudice à la cour romaine. Les pontifes français […] dispensèrent, à un prix excessif, toutes sortes de permissions scandaleuses. (Emile Guers, Histoire abrégée de l'Église de Jésus-Christ, 1850, p.320)

traductions
Trafic
étymologie
Du nom commun trafic.

nom propre

Trafic \tʁa.fik\ masculin ou féminin (l’usage hésite), mais le masculin s’impose lorsque le déterminant précède immédiatement Trafic - et non Renault.

  1. (Transport) (Marque commerciale) Nom donné par la marque automobile Renault à une série de véhicules utilitaires légers, produits depuis 1981.
    • Elle lui a demandé de conduire la Renault Trafic de son père jusqu’à Saint-Ouen où elle habite pour quelques jours encore mais qu’elle a décidé de quitter définitivement. (Philippe Routier, Le passage à niveau, Stock, 2006)
    • Rouillé, sa carapace semblant éreintée par les ans, le vieux Trafic ne passe pas inaperçu, au bord de la route. Son nom, inscrit sur son flanc, « C’est l’occaz ». À l’arrière, les portes sont ouvertes sur un petit bar. (Vincent Michel, Le bar-truck itinérant, un nouveau lieu de convivialité dans les petits villages, leberry.fr, 17 janvier 2019)
    • Tout avait commencé dans le fourgon de “Loulou” au printemps 2015. L’un de ces Trafic hors d’âge avec dix tours du monde au compteur, échoués sur les bas-côtés des routes départementales de la plaine de la Bièvre. Là où se jouent la misère et l’amour tarifé. (Benoît Bouy, Proxénétisme : un réseau de la Bièvre jugé en appel, ledauphine.com, 11 mai 2018)



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